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Message par Ukaze le Lun 24 Mar - 22:08

Je réfléchissais et puis dans un élan d'inspiration j'ai commencé à écrire. Peut être que certains se sentiront une âme d'écrire les ramifications de cette histoire. Je pense que je vais continuer pour ma part ;D. A vos avis

Sei : Ne postez pas de commentaire à la suite de se message seulement des messages RP, utilisez ce sujet


Chapitre 1: Nouveau départ


Depuis combien d'année n'avait il pas mis les pieds au Promontoire Divin? Il n'aurait su le dire. Ses parents morts, il n'avait plus vraiment de raison d'y retourner. Son oncle avait mis un point d'honneur à exécuter les dernières volonté de son père. "Promet moi qu'il fera honneur à la famille" avait-il dit avant de s'éteindre dans les bras de son frère au pied des remparts du Promontoire, dix ans plus tôt. La famille avait il dit. Il restait bien peu de cette ancienne famille de noble tombée plus ou moins en disgrâce. La branche de son oncle et lui pour être exact. Quand dans la famille on parlait d'honneur, on voulait bien entendu parler de formation militaire. Et c'est pour ça qu'il s'était retrouvé à douze ans, le plus jeune élève de son académie militaire.

Mais c'était il y a combien de temps ? Huit ou neuf ans? Aucune importance, cette période il préférait l'oublier. Aujourd'hui il était de retour et son affectation récente à la garnison du Promontoire lui donnait enfin l'occasion de venger la mort de son père. Les contrées alentours subissaient les assauts fréquents des centaures. Une situation inquiétante qui faisait resurgir les fantômes du passé.

Le soleil de midi inondait de lumière les cheveux blonds d'Ukaze qui lui tombaient sur la nuque. Autour de lui plusieurs hommes se dirigeaient dans la même direction, un baluchon sur leurs épaules. La plupart étaient vêtu simplement, comme lui. Et tous semblaient impatient de pénétrer par le corps de garde du Promontoire. Le Promontoire il le voyait très bien au delà de Shaemoor, cette petite bourgade, et il ne semblait pas pressé de se retrouver prisonnier de ces hauts murs. Il jeta son dévolu pour se restaurer sur une grande bâtisse dont l'insigne "Auberge" pendait laconiquement au bout de deux chaînes rouillées. L'atmosphère de cette auberge lui semblait glauque mais peu lui importait. Il remarqua cependant qu'il n'y avait pas beaucoup de clients attablés.

- Y veut quoi le garçon? Grommela un gros bonhomme derrière le comptoir.
- Donnez moi une chope de bière de Nain pour commencer.
Ukaze s'assit au comptoir et le tenancier s'éclipsa dans l'arrière boutique. Au même moment une douzaine d'hommes s'engouffrèrent en riant grassement dans l'auberge. Le gros bonhomme balança sans ménagement la bière devant Ukaze et se fit héler par le groupe qui s'installait déjà dans un grand fracas.

- Albin sers nous en une !

- Tout de suite patron

La porte s'ouvrit à nouveau sur un homme de grande stature trimbalant un sac sur l'épaule. Il s'accouda au comptoir en laissant tomber son baluchon et commanda une bouteille de vin Elonien. Il but d'un trait un grand verre, le regard vague.

- C'est une bien belle arme que tu transportes, l'étranger, dit un des hommes du groupe en fixant un fourreau qui dépassait du sac de voyage.

L'inconnu se servit un nouveau verre qu'il vida aussitôt. Il ne prit pas la peine de répondre. Les hommes du groupe s'arrêtèrent de plaisanter bruyamment entre eux quand il reprit :

- Eh! L'étranger, je te cause !

- Moi non, répondit l'inconnu sans se retourner et en posant une nouvelle fois son verre vide.

- Quand je parle on me répond, rugit l'homme en se levant.

L'inconnu serra son poing à s'en faire blanchir les phalanges.
- Je ne veux pas de problème et tu ne veux pas non plus en avoir, répondit-il en s'avisant que sa bouteille était vide.

L'homme qui venait de se lever se rapprocha énervé et posa une main puissante sur l'épaule gauche de son adversaire. À une vitesse fulgurante le type se dégagea , saisit la tête de son agresseur et la fracassa contre le comptoir. L'homme s'effondra inconscient pendant que les autres se levaient d'un bond. À proximité d'Ukaze, l'un d'eux sortit un pistolet court de sa manche :
- Ca mec tu vas le payer.

Ukaze empoigna sa chope de bière et l'envoya violemment dans le visage de l'homme au pistolet, lui faisant perdre sa cible. La balle se perdit dans le bois du plafond. Ukaze se jeta sur l'homme au pistolet et le saisit par le col, lui assénant une droite magistrale.

- Sortez ! Cria Ukaze au milieu de la cohue.

- Je ne crois pas non, répondit l'inconnu qui propulsait une énorme table sur ses adversaires.

Ukaze récupéra son sac de voyage avant d'être agrippé par le bras. Il pivota et se baissa à temps pour éviter le poing qui volait vers lui . Il souleva son agresseur et le fit passer par dessus le comptoir. Il enjamba un corps et prit la direction de la porte.
- Si vous souhaitez continuer à écumer les auberges de la région...commença-t-il avant d'encaisser un coup de de pied dans les côtes. En se pliant sous la surprise, sa face rencontra un genou et son nez craqua désagréablement, projetant une giclée de sang. Il attrapa l'épaule du colosse qui lui servait d'allié et rugit :

- Je vous ai demandé...de sortir, en le jetant à travers l'embrasure de la porte.
Le colosse s'écrasa lourdement sur le pavé de la rue, suivi de près par Ukaze qui esquiva malhabilement la trajectoire basse d'un tabouret.
Ukaze se releva en fixant les bandits qui commençaient à les encercler. Il s'essuya le visage d'un revers de manche et récupéra la lame cachée dans son sac de voyage. Son compagnon grogna et sortit un gros espadon de ses propres affaires.

- Ok, je vous propose qu'on en reste là, tout ceci est un malentendu, dit Ukaze.

- Je crois que t'as pas bien compris à qui tu t'adresses petit. On s'attaque pas à nous comme ça...je vous les laisse les gars faites en ce que vous voulez.  

Le boss et trois de ses hommes rentrèrent dans l'auberge laissant les deux hommes aux prises avec huit autres.

- Je vois grommela le colosse, vous êtes de cette race de traître...

- Quand on t'aura fait manger ta langue tu causeras moins l'étranger, rétorqua l'un deux

- Alors qu'est ce que t'attends pour venir la chercher, répondit le colosse avec une voix rauque et puissante.

Mais avant que quelqu'un ne bouge, le colosse fit un bond en avant, abattant avec violence son espadon gigantesque. Surpris, l'homme para fébrilement et fut déséquilibré. Le colosse saisit l'occasion pour fracasser le pommeau de son arme sur sa mandibule. L'homme s'écroula inconscient.
- Plus que sept.

- Vous n'y allez pas de main morte commenta Ukaze.

- On est pas là pour se faire des potes.

Et les sept restant se jetèrent d'un seul homme sur les compagnons de fortune.
- Ne les tuez pas, cria Ukaze en esquivant une attaque de dague sur le côté. Il balaya d'un coup deux autres attaques simultanées et enfonça sa garde dans les cotes d'un quatrième assaillant dans son dos, lui arrachant un cri de douleur. D'un mouvement fluide, il asséna un violent coup de poing circulaire qui jeta l'homme à terre.

- Vous croyez peut être qu'ils auront la même pitié pour nous, s'indigna le colosse en bloquant un bras et en lui faisant lâcher la hache qu'il tenait.

Le colosse frappa de son pied le pli du genou et gifla l'homme du revers de sa main.
Ukaze se battait toujours avec trois mécréants. L'un d'eux se fendit d'une attaque surprenante qui l'obligea à précipiter sa retraite et il tituba vers l'arrière tout en parant une attaque de flanc. Le colosse le saisit au passage lui redonnant un peu de stabilité.

- J'ai encore besoin de vous l'ami.

Mais le colosse dût sacrifier la protection de son bras et lorsqu'il para le coup qui arrivait les deux lames glissèrent l'une sur l'autre et son assaillant entailla profondément son biceps droit. Aveuglé par la douleur il récupéra au passage la gorge de son ennemi et tout en le regardant dans les yeux, il lui fracassa le nez d'un coup de tête enragé. Le combat faisait beaucoup de bruit et les badauds s'amassaient dans les ruelles attenantes. La foule se fendit devant l'arrivée de la patrouille. Plusieurs des hommes encore valides se jetèrent dans la masse des badauds en voyant l'avant garde arriver. Il ne restait plus que deux duels quand le gradé intervint :

- Garde Séraphine, lâchez tous vos armes. Dispersez la foule demanda-t-il a ses subalternes.

Les badauds se dispersèrent d'eux même et les gardes relevèrent difficilement trois des mécréants restés à terre. Après s'être assuré que leurs adversaires s'étaient exécutés, Ukaze et le colosse jetèrent leurs armes sur le pavé, à contrecœur.

- Foutez moi tout ça en cellules, on rentre à la garnison.

- Mais attendez ...commença Ukaze.

- Ça ne m'intéresse pas, embarquez moi cette bande d'ivrognes!

Les gardes traînaient un des hommes inconscient et deux autres étourdis. Le colosse serrait son bras à l'endroit où la tunique était maculée de sang tandis qu'Ukaze compressait son nez a la racine pour juguler le flux rouge vif. La compagnie improvisée prit la direction du Promontoire Divin dans le cliquetis singulier des armures de la garde Séraphine.

- Laissez tomber, ne demandez pas à un séraphin de réfléchir argua le colosse.

- Je crois que mon retour ici est déjà un fiasco. Moi c'est Ukaze, je ne sais pas si je suis vraiment ravi d'avoir fait votre connaissance mais faisons comme si c'était le cas. Et vous comment on vous appelle ? Le colosse de Kryte?

- Non, non bien sûr que non, plaisanta-t-il. On s'est quand même bien marré, appelez moi Kana.
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Message par Ukaze le Lun 21 Avr - 15:38

Chapitre 2 : De l'ombre à la lumière


Une odeur acre planait dans les geôles. De longues périodes de silence étaient entrecoupées de quintes de toux ou de reniflements, suite logique d'un séjour prolongé dans ce souterrain humide. De temps en temps quelques prisonniers raclaient leurs gamelles sur les murs, en signe de défis.
La plupart des cellules, minuscules et basses de plafond, comportaient quatre prisonniers serrés les uns contre les autres. Pour la énième fois le garde ouvrit la porte et s'engouffra dans le petit couloir qui séparait les deux rangées de cellules pour sa ronde. À chaque fois, des tas de paires d'yeux se tournaient vers le couloir dans l'espoir d'apercevoir la main qui allait enfin ouvrir leur grille métallique.  Mais sans surprise le garde s'en alla en claquant bruyamment la porte de sortie.

Allongé à côté d'Ukaze, l'homme appelé Kana ronflait, imperturbable. Depuis quelques heures Ukaze fixait ses barreaux sans trouver le sommeil. Il ignorait quelle heure il pouvait être et pour ne ne pas perdre la notion du temps, il comptait les passages de sentinelle depuis qu'il avait élu domicile dans cette cellule miteuse. Vingt deux passages, et il commençait à trouver le temps long. Il n'avait eu aucune possibilité de s'expliquer. On l'avait jeté dans cette prison et dépouillé de ses effets. Quelqu'un allait d'ailleurs bien finir par trouver sa lettre d'affectation.
Les paupières d'Ukaze devenaient lourdes et il ferma les yeux bien décidé à trouver enfin le sommeil. Il entendit de façon lointaine la porte grincer en s'ouvrant. Encore la sentinelle et sa ronde chronométrée pour la vingt-troisième édition. Il reprendrait le compte plus tard.

La sentinelle s'arrêta de façon inhabituelle à proximité de sa cellule. Une grille grinça et l'homme dit en se raclant la gorge:

- Lequel d'entre vous est celui appelé Ukaze ?

- C'est lui répondit Kana  en relevant la tête, comme si la sentinelle le dérangeait au beau milieu de sa sieste.

- Debout, suivez moi.

Épuisé, Ukaze suivit le garde dans un dédale de couloir faiblement éclairé par la lumière vacillante de plusieurs torches. Puis, contre toute attente, ils débouchèrent à la surface, dans une grande cour entourée de hauts bâtiments en pierre. Ils se dirigèrent à l'opposé et le garde ouvrit une porte de bois à double battants.

- Voici des vêtements propres et voici vos effets, désigna le garde. Vous trouverez de quoi vous laver dans la deuxième pièce. Je vous laisse dix minutes.

Le plaisir qu'éprouvait Ukaze de se retrouver dans un bain chaud fut fugace. Une fois séché il enfila à la hâte la tenue qu'on lui avait donnée : un habit et un pantalon de lin écrus ceignés d'une lanière de cuir.
On frappa à la porte:

- Venez, il vous attend.

- "Il" ? Mais qui ça "il"?

- Le capitaine Thackeray bien sûr.

Ukaze se sentit mal. Il avait vaguement entendu ce nom dans les histoires qu'on racontait à l'académie. Les points de vue sur cet homme étaient souvent très divergents. Quoi qu'il en soit il ne s'attendait pas à être félicité d'avoir provoqué une rixe en pleine rue.

Les deux hommes se hâtèrent de traverser le hall du bâtiment principal et se retrouvèrent devant une porte en acier finement ouvragée que l'homme, qui ne ressemblait en fait pas vraiment à un garde, ouvrit prestement.
Six gros piliers de pierre soutenaient le plafond de cette salle plutôt austère. Une cheminée flambait en fond de salle illuminant une grande table en tukowa sur laquelle était posée plusieurs plateaux chargés de victuailles. En bout de table, dos au feu, un homme en armure lourde lisait un parchemin.
Les deux hommes s'immobilisèrent non loin de lui.

- Bonjour Echtelion dit Thackeray d'une voix gutturale sans interrompre sa lecture.

- Mon capitaine...

- Je ne vous demande pas comment vous vous êtes retrouvés ici, je sais déjà tout ce que je veux savoir.

L'information a mis un peu de temps a me parvenir voyez vous. Combien de temps déjà demanda-t-il au garde ?
Le garde se racla la gorge :

- Trois jours, Monsieur.

- Nous dirons que vous avez goûté à trois jours d'hospitalité séraphine, qu'en dites vous Ukaze?

Thackeray se leva et d'un pas lent s'avança vers la cheminée pour y jeter le parchemin.

- Trois jours d'hospitalité c'est ça...

- Asseyez vous Ukaze, mangez un morceau avec moi si vous le voulez bien.

Ils prirent place à table pour le plus grand plaisir de l'estomac d'Ukaze.

- Prenez donc une part de ce soufflé aux carottes, c'est un délice.

- Permission de parler librement monsieur ?

- Faites.

- Je ne comprends pas ce que je fais là.

- Je m'en doute. Votre affectation ne comportait aucune précision comme d'habitude. Je connais personnellement l'officier en charge de votre académie et je veux connaître la raison de vos choix lors de votre examen de sortie.

Ukaze soupira avant de redémarrer d'une voix monocorde comme s'il avait dû expliquer maintes et maintes fois sa décision.

- On nous avait donné l'objectif de reprendre la colonie d'Ascalon à des forces charrs. Je ne commandais pas la compagnie dans laquelle je me trouvais mais j'avais une escouade bien entraînée sous mes ordres. Un messager est venu nous informer que la deuxième compagnie était tombée dans une embuscade dans les montagnes, tendu par une force supérieure en nombre et que tous les hommes avaient été fait prisonniers. Ce qui nous privait de renforts pour prendre la ville. Le commandant à décidé de ne pas tenir compte de l'information. Il souhaitait s'attribuer seul le mérite de la reconquête de la colonie.

- C'est là que vous prenez la décision de désobéir.

- C'est votre interprétation des choses. Je préfère dire que c'est là que j'ai mis une option sur la victoire. Prendre la ville avec aussi peu d'hommes et la garnison adversaire était un suicide . J'ai pris la seule décision tangible : trouver et libérer notre deuxième compagnie. La logique voulait que le commandant adverse laisse quelques hommes pour les surveiller. Le reste était un jeu d'enfant. À la faveur de la nuit on a éliminé les sentinelles, libéré les prisonniers et fait route vers la colonie. Nous avons rattrapé la compagnie adverse que nous avons totalement prise par surprise en plein bivouac.

- Et combien étiez vous?

- Je n'ai pas pris le temps de compter mais on est parti à une dizaine et on est revenu à quatre-vingt, à peu près.

- À quatre-vingt vous avez décimé une compagnie de 200 hommes ?

- C'était relativement simple. On ne s'est pas arrêté pour dormir et quand on est arrivé au petit matin, la première compagnie combattait sur un large front allant des remparts à la place. Les troupes que nous ramenions n'étaient pas très fraîches mais l'ennemi ne pouvait pas le savoir. Nous les avons attaqué sur leur flanc pendant que la première compagnie se regroupait et contre attaquait. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils ne se rendent.

- Pensez vous que si vous étiez restés le résultat eut été le même?

Ukaze marqua un temps d'arrêt. Il prit une grappe de raisin de Kryte et l'entama avant de répondre :

- Je ne sais pas, j'ai fais ce que je pensais juste.

- Certains de mes amis pensent que votre traitement aurait dû être meilleur. D'autres pensent que vous n'êtes pas digne de commander.

- C'est du passé tout ça. Vous ne m'avez pas fait venir pour faire la conversation, qu'est ce que vous voulez mon capitaine?

Thackeray se tue, laissant le crépitement du feu dans l'âtre emplir la pièce.

- J'ai quelques menus problèmes ces temps ci.

- Vous avez des problèmes ou la reine à des problèmes?

Le rouge monta aux joues de Thackeray et il prit un air meurtris mais sévère.

- J'ai bien compris que vous avez un talent certain pour l'insubordination mais apprenez à rester à votre place Echtelion. Je veille sur la Reine, c'est ainsi, et vous allez m'y aider.

- Si je comprends bien, je n'ai pas le choix ?

- C'est moi qui ai décidé de votre affectation. Je vous ai nommé officier en second de la garnison de Fort Salma dans les collines de Kesse. Voici votre affectation lança-t-il en tendant un rouleau de parchemin cacheté.

- Je ne comprends pas, vous souhaitez que je vous aide à protéger la Reine...à distance?

Thackeray se leva et entama de faire les cents pas, les bras croisés dans le dos.

- Les relations se dégradent de jour en jour avec la garde du ministère. Je soupçonne le ministre Caudecus de fomenter une révolte contre la Reine. Nous vivons des temps troublés Echtelion. Des rapports me parviennent du sud faisant état d'une force impressionnante de mort vivants qui s'aventurent de plus en plus loin sur nos terres. La bas, les centaures nous mènent la vie dure et Fort Salma est en première ligne. Je sais très bien ce que secrètement vous chercher à faire ici. Je vous donne l'occasion de redorer le blason de votre famille en servant la Reine.

- Vous ne répondez pas a ma question mon capitaine. Pourquoi Fort Salma?

Le capitaine s'arrêta près d'une imposante colonne et posa un puissant avant bras dessus en tournant le dos à
Ukaze.

- Il était un temps où tout allé pour le mieux et où je pouvais seul faire régner l'ordre grâce à la garde Séraphine. Aujourd'hui les partisans de la garde du ministère s'infiltre partout. J'ai besoin de personnes de confiances ici, mais également à l'extérieur pour garantir la fidélité de nos troupes. Je sens de plus en plus la colère du peuple grandir contre la Reine. Une colère que je ne comprends pas. Je suis inquiet quant à l'avenir. Si la Reine venait à tomber ce serait une catastrophe pour la Tyrie avec les événements sinistres qui s'annoncent.

- Si vous craignez pour la Reine pourquoi ne pas me faire intégrer la Lame Brillante ?

Thackeray tourna le visage vers Ukaze et fit courir sa main le long d'une fissure dans la pierre avant de reprendre :

- On ne demande pas a la garde d'élite de la Reine de réfléchir. J'ai besoin de vous ailleurs, pour cela. Rassurez vous cependant, j'ai bien évidemment moi même choisi les membres de ce corps d'élite.

Ukaze jeta un coup d'œil dans son dos et aperçut la forme indistincte du garde dans la pénombre.

- Vous racontez ça devant tout le monde? plaisanta-t-il.

- Arlyr est mon aide de camp. J'ai toute confiance en lui. Il sera votre agent de liaison. Il va vous accompagner à Fort Salma pour que vous puissiez voir votre supérieur, le lieutenant Elward. il est jeune, inexperimenté et je le soupçonne d'avoir des connivences avec la garde du ministère. En clair, je ne lui fait pas confiance . Est ce que je peux compter sur vous Lieutenant Echtelion?

Ukaze se leva lentement et soupesa le rouleau cacheté.

- Officier en second de Fort Salma vous dîtes? J'imagine que je vais pouvoir régulièrement vous soumettre des demandes alors et vous allez devoir me faire confiance.

- Que voulez vous ? Demanda Thackeray.

- Vous avez un homme s'appelant Kana dans vos cellules. L'homme avec lequel j'ai été interpellé. Je le veux dans ma compagnie.

- Cet ivrogne ?

- Laissez moi au moins le loisir de choisir mes amis capitaine, répondit Ukaze avec un grand sourire.

Thackeray grommela :

- Soit, je vais lui faire une offre qu'il ne pourra pas refuser. Arlyr allez le chercher.
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Message par Venxx le Jeu 24 Avr - 12:58

Bon voilà ma partie que je rajoute au RP lancé par Ukaze ! Bon pour le moment c'est un essai et je vous demanderais donc un petit peu d'indulgence  Razz  Merci !


Encore un réveil dans cette petite cellule, ce dit Venxx lorsque il se réveilla ce matin-là ! En effet, il était assez habitué de ces lieux bien qu’ils soient assez froids et sombre. Il faut dire qu’il le cherchait ; depuis son affectation au fort Salma il y a 3 ans il n’avait cessé de récolter des avertissements de la part de ses supérieurs concernant son insolence et ses « difficultés » à respecter les règles.  Ces nombreuses remarques avaient fait que beaucoup des hauts gradés du fort ne l’appréciaient pas beaucoup. Cependant certains de ces faits d’armes lui avait valu une montée en grade lui permettant de diriger de petites estafettes.

Cela faisait près de 5 heures qu’il attendait que son geôlier vienne lui ouvrir la porte de sa cellule afin qu’il puisse commencer sa journée de travail au fort. Qu’est-ce qu’il allait devoir faire aujourd’hui ? Balayer la cour ? Cirer les pompes des chefs ? Éplucher les pommes de terre ? Si Venxx avait su les tâches qui l’attendraient dans l’armée il ne se serait sans doute pas engagé ! Né dans une famille modeste de fermiers il avait vu à l’âge de ses 8 ans ses parents se faire massacrer par une rixe de centaures  en déroute. Malheureusement la ferme familiale se trouvait sur leurs chemins. Heureusement Venxx n’était pas chez lui ce jour-là, il était parti jouer et n’avait trouvé à son retour que des cadavres et sa ferme en flamme. Des séraphins l’avaient trouvés et l’avaient ramené à l’orphelinat du promontoire où il passa 6 années. Puis il dut faire un choix : l’école militaire ou les études ? Venxx n’avait jamais vraiment été un intellectuel, il s’est alors naturellement tourné vers l’armée. A la fin de sa formation, il choisit de rejoindre le fort Salma dans les collines de Kessex.

Aujourd’hui, Venxx regrettait ce choix ! Il n’était finalement pas assez discipliné pour suivre ce genre carrière. Lui ce qu’il souhaitait c’était pouvoir faire une mission qui lui apporterait un peu de renommer et lui permettrait d’avoir de plus ample responsabilité. Mais pour le moment c’était mal partis, la mission la plus exaltante qu’il avait eu à faire était de libérer une ferme des mains de brigands armés d’arme des plus rudimentaire !
Perdu dans ces pensées, il n’avait pas vu le garde chargé de surveillance arrivé, il fut légèrement surpris quand celui-ci l’apostropha :

             - Hey Venxx tu comptes faire de cette cellule tes appartements ?
             - Très drôle, Clark ! Je vais y penser ! Libère moi maintenant ! rétorqua le concerné.
              Clark était un vétéran ! Il gardait le fort depuis des années. Ce fut un modèle pour Venxx à ses  débuts.                              
            - Tu pourrais essayer de te calmer tout de même ! Un jour le lieutenant va te faire conduire au       Promontoire  divin les fers aux pieds ! continua le vieil homme
           - Au moins j’aurais une cellule plus grande là-bas ! Parce que celle-là est un peu froide et la lumière ne   passe pas très bien par la fenêtre ! Mais en même temps si ils pouvaient arrêter de me prendre pour leur larbin, je   n’agirais pas ainsi.
          - Oui mais tu sais que tu ne changeras pas le lieutenant et ici c’est lui qui a tous les pouvoirs !
          - Ouais, ouais ! j’y penserais. Dit-il en se levant.

Le garde fit tourner les clés dans la serrure et libéra Venxx de sa froide cellule. Ils remontaient tous deux un escalier de pierre menant vers le centre du fort quand celui-ci lui annonça la nouvelle :
         - Tous les hommes doivent se rendre sur la place ! Le chef a quelque chose à nous dire !
         - Pourquoi faire ?
         - Il n’a pas précisé. Ce serait pour une visite venant du Promontoire à ce qu’il paraît
         - Mouais on verra alors. Ça sent l’aristocrate  à plein nez !

Arrivé sur la place, il se retrouva au centre de la masse de soldat et tenta de se frayer un chemin afin de mieux voir ce qui se passait. C’est là que la voix du  lieutenant Edward s’éleva :

         - Demain, trois hommes venant du Promontoire Divin et envoyé par le capitaine Thackeray en personne arriveront dans notre fort ! Je vous demande de leur préparer un bon accueil ! Pour se faire je souhaite que chacun d’entre vous prépare le fort pour leur venu. Sergent Venxx ? venez ici s’il vous plaît ! J’ai une mission pour vous.
Venxx termina de se frayer un chemin dans la foule et s’approcha du lieutenant en se demandant ce qu’il avait encore bien pu faire pour lui déplaire.
        - Ah ! Vous voilà ! Votre petite nuit dans votre cellule ne vous a pas trop fatigué j’espère ? demanda le lieutenant Edward sur un ton des plus sarcastiques.
       - Disons que… tenta-t-il de placer
      - Je souhaite vous envoyer en mission !
       - … Euh ….Très bien. De quoi s’agit-il ?
       - Pour l’arrivé du lieutenant Ukaze Echtelion  ainsi que de l’agent de liaison Arlyr et leurs compagnon, un homme dont j’ignore le nom, je souhaite que vous alliez chasser afin de leurs ramené un repas digne de ce nom !
       - D’accord ! Vous voudrez que je vous le cuisine aussi en rentrant ? dit-il d’un ton moqueur.
       - Pas d’insolence ou je vous fais retourner au trou ! Prenez quelques hommes et allez-y ! Vous avez l’après-midi,  ne perdez pas de temps !

Sur ces mots le lieutenant s’en alla entourer de ses adjoints laissant Venxx à ses envies de meurtre.

Il devait réunir une petite troupe. Sept ou huit hommes environ. Venxx sentait qu’il allait passer une mauvaise après-midi.Et tout ça pour remplir la pense à des gradés. Venxx repensa à ce que le lieutenant avait dit, il avait parlé d’un certain Arlyr.  Arlyr, Venxx se souvint de l’époque où ils avaient fait leur classe ensemble ; ils formaient une sacré paire à eux deux. Venxx avait entendu dire qu’il était devenu assez proche du capitaine Thackeray qui avait grande confiance en lui. Enfin, il se dit qu’il verra comment ça se passera !

Avant de réunir des hommes Venxx s’accorda une petite pause, manger un bout, boire un peu d’eau ; pour un peu de vin il pouvait toujours espérer ; puis se mit en quête d’hommes qui voudraient l’accompagner.

A cet heure et avec l’arrivé de ces émissaires du Promontoire, le fort était en pleine effervescence. Certains balayaient énergiquement la cour, d’autres faisaient des va-et-vient sur le chemin de ronde mais lui devait aller se balader en forêt. Il se rendit d’abord à la forge pour y récupérer son armement : un espadon en fer de petite facture ainsi qu’un fusil qui s’enrayait une fois sur deux, il équipa son armure en plaque plutôt lourde mais lui ayant sauvé la vie contre les centaures et les brigands. En sortant,  il rencontra Ledrik et Dickern deux gardes ayant entrées au même moment que lui en service au fort Salma. C’est naturellement qu’il leurs proposa de l’accompagner. Ceux-ci acceptèrent volontiers, et Venxx repartit en se disant qu’il ne lui en restait plus que cinq à trouver.
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Message par Venxx le Mar 17 Juin - 11:32

. Chapitre 2 : une partie de chasse plutôt mouvementée

  C’est au début d’une belle après-midi ensoleillée que Venxx et l’ensemble de sa troupe se mire en marche. Il avait constitué, cette petite troupe avec des hommes pris à la volée, des hommes qu’il appréciait et non des spécialistes en terme de chasse. Mais cela Venxx s’en fichait, tout d’abord car pour tuer quatre ou cinq cerfs il ne fallait pas, selon, lui une paire d’hommes d’exception, mais aussi parce qu’il s’était dit qu’il allait déjà passer une après-midi pourrie, si en plus il devait la passer avec des types qu’il n’aimait pas, elle le serait encore plus.
Sur ces pensées quelque peu négatives, Venxx regarda le chemin qu’ils empruntaient. Pour le moment, ils se contentaient de suivre la route, mais ils devraient bientôt la quitter s’ils souhaitaient trouver du gibier. Son problème est qu’en quittant la route, ils s’exposaient à une possible attaque centaure.  
Ils continuèrent leur chemin vers l’est. Venxx scruta les paysages au loin, espérant apercevoir une quelconque forme, mais toujours rien. Cela faisait maintenant près de deux heures qu’ils marchaient et leurs armures pesaient lourds avec le soleil qui tapait sur leur tête. Venxx leva la main et proposa une halte à ses hommes qui ne se firent pas prier. L’un d’entre eux l’apostropha :

   - Sergent ! Si on veut en trouver avant  la nuit il faut quitter le sentier.
   - Oui je sais ! répondit l’intéressé. Mais ça me gêne avec tous ces centaures qui rôdent en ce moment.
   - On comprend très bien Sergent ! Mais comprenez aussi qu’on aimerait bien en terminer au plus vite.
   - D’accord, d’accord ! C’est bon ! céda-t-il ! Bon ! On repart vous autre ! Allez !

  A ces ordres la compagnie se leva et reprit la marche en s’enfonçant dans les terres cette fois-ci. Alors que la troupe repartait, Venxx désigna deux hommes et leur dit :

  - Vous deux ! Je veux que vous partiez en éclaireur !  Toi tu iras vers le sud ! dit-il en désignant le premier.       Toi vers l’est ! en désignant l’autre. Vous marcherez en avant pendant une demi-heure puis vous reviendrez me faire votre rapport. Votre objectif : détecter les éventuels dangers et du gibier. Vous avez compris ?
  - Oui ! répondirent-ils d’une même voix.
  - Bien, allez-y !

  La troupe continua son chemin vers l’est pendant près d’une heure ! Deux rapports des éclaireurs n’avaient rien donné. Venxx venait d’arrêter la troupe pour la deuxième fois, il commençait à désespérer  de trouver du gibier.  C’est là que les deux hommes envoyés en éclaireur revinrent pour leur troisième rapport. Le premier n’ayant  toujours rien trouvé, quant à l’autre, il mettait du temps à revenir, ce qui l’inquiétait un peu.
Finalement le second éclaireur revint, plus essoufflé que les dernières fois. Il dit d’une voix légèrement haletante :

  - J’ai trouvé du gibier Sergent ! Un peu plus loin du côté du Canyon ! à disons vingt ou trente minutes d’ici.
  - Bien ! Et s’adressant au reste de la troupe. Compagnie nous avons trouvé du gibier. On va suivre la piste, abattre autant de bête qu’il nous faudra puis on repartira.

  Ils marchèrent pendant encore une bonne vingtaine de minute. Ils descendirent la vallée de Triskelion,  tout en continuant d’avancer, Venxx ne pouvait s’empêcher de se demander qu’est-ce que des soldats du Promontoire pouvaient venir faire à la garnison. Il y avait bien évidemment des attaques de centaures et de bandits, mais l’une comme l’autre avaient baissé en intensité et étaient, il fallait le dire, beaucoup moins fréquente. D’ailleurs Venxx se demandait ce que pouvait bien faire ces créatures, à l’heure où lui, parcourait la campagne à la recherche de nourriture pour graisser la patte de hauts gradés !

  Tout ce qu’espérait Venxx, c’est que tout se passerai bien.

  Ils continuèrent à suivre l’éclaireur jusqu’au Passage du Géant, à l’approche de ce passage, le guerrier ne put réprimer un léger soupçon d’angoisse. Selon l’éclaireur, le gibier se trouverait dans les environs du canyon de Cereboth.

  Ils traversèrent le passage sans aucune difficulté, pour le plus grand soulagement du meneur de l’expédition mais aussi de ses compagnons. Ils continuèrent à marcher, le terrain présentait un léger dénivelé, et Venxx arrivait à percevoir le bruit de la cascade qui se trouvait du côté du Canyon. La troupe se rapprochait de son objectif. Quelques dizaines de mètre avant l’objectif chacun déposa son lourd paquetage et sortis son arme. Chacun équipée d’un arc pour éviter la désagréable surprise du plomb sous la dent des invités au moment de la dégustation. La troupe avança prudemment vers le bord du canyon. De là où il était, Venxx apercevait environ cinq à six cerfs, « parfait » se dit-il à lui-même, « on sera quitte d’en chercher d’autres. »
D’un signe de la main, Venxx indiqua à ses compagnons de se mettre en position. Au bout de deux minutes tout le monde étaient prêts n’attendant plus que son signal. Il banda son arc, visa un cerf au niveau du cou, il compta dans sa tête :

« 1…2…3 »

  Il décocha sa flèche ! La pointe s’enfonça dans la gorge de l’animal projetant une giclée de sang, elle avait presque traversée. Aussitôt elle fut suivit par plusieurs autres, et alors qu’il s’apprêtait à préparer une autre flèche il se rendit compte que les bêtes étaient toutes à terre. Il rangea son matériel, puis chercha du regard un passage pour descendre. Il trouva une légère pente dont il pourrait se servir comme d’un toboggan, il le désigna du doigt et l’emprunta. Ce fut alors le début du travail de la préparation des bêtes pour le voyage. Car bien que le plus dur semble avoir été fait, il restait cependant le voyage du retour à effectuer. Ils décidèrent de tracter les bêtes depuis le bord de la corniche, cela faciliterait la remonter.

  Enfin prêt à redémarrer, la troupe se remit en marche, plus détendu que pour l’allé. Ils remontèrent vers le Passage du Géant, en riant et en racontant des anecdotes de caserne. Plusieurs osèrent se moquer de lui à propos de ses nombreux séjours à l’ombre. Venxx esquissa un sourire en les écoutants mais ne releva pas.
Ils entrèrent dans le Passage, il avait un aspect de caverne d’où pendaient une certaine végétation, des racines et des plantes grimpante.  Ils avaient déjà parcouru la moitié du chemin menant vers la sortie quand les complications que Venxx souhaitaient éviter lui tombèrent dessus.

  Tout commença par un bruit de cor. Pas un bruit de cor qui signalait l’arrivée de renfort ou une retraite, non…. Plutôt celui lançant une charge vers l’ennemi. Le problème c’est que Venxx n’avait pas ouïe dire que les Séraphins lançaient une quelconque attaque contre un quelconque ennemi…. A ce bruit l’ensemble de la troupe s’immobilisa net. Lentement, chacun d’entre eux déposèrent leur cargaison…. Attendant la suite des évènements. Venxx hurla alors :

  - Préparez-vous au combat !

  A ces mots, il dégaina son espadon et lâcha son paquetage. Chacun étant prêt, ils attendirent, tendu, que l’ennemi apparaisse. Rien ne se passait, jusqu’au moment où une flèche siffla vers eux, Venxx eu à peine le temps de se jeter au sol que le projectile lui érafla le casque. C’est là qu’ils chargèrent. Ils devaient être à peu près quinze, ou peut-être un peu plus. Leur déplacement levant un léger nuage de poussière sous la puissance de leur sabot.

  Avant de se relever, Venxx se demanda pourquoi y avait-il fallu que ces centaures les attaquent maintenant. A peine relevé il dut faire face à un premier centaure armé d’une épée courte ainsi que d’une rondache. Il le chargeait, le plus dure contre un centaure était de paré la première charge. Le guerrier esquiva sur le côté dans une artistique roulade, et une fois réceptionné, il porta un coup horizontal. Il fit mouche et trancha une patte arrière à son assaillant qui trébucha. Venxx se rapprocha, leva son espadon et décapita la bête handicapé,  un flot de sang jaillit comme un geyser. Il en reçu sur le visage mais eu à peine le temps de s’essuyer les yeux qu’un autre centaure le projeta au sol.

  Il tomba sur son derrière en poussant un petit gémissement de douleur, puis roula sur le côté pour éviter les sabots menaçant de son adversaire. Son fessier encore douloureux, il se releva et bloqua le coup de son assaillant. Le poids de l’arme, un cimeterre, pesait lourd sur le soldat. Le centaure releva l’arme afin de la rabattre sur lui, mais à ce moment Venxx le pris de vitesse et lui taillada le flanc. Ainsi touché, il recula, la main tentant d’empêcher le flot de sang de sortir de son côté. Venxx le chargea et abattit sa lame, il trancha son ennemi du haut de l’épaule droite vers le bas du ventre à gauche. Sous le coup, le centaure tomba au sol pour ne plus se relever.

  Son second ennemi ainsi abattu, il jeta un rapide coup d’œil au champ de bataille. Ces hommes étaient aux prises avec les centaures et à ce qu’il pouvait en voir, l’issue de la bataille était incertain :   il avait perdu un homme, et un autre semblait blessé, en contrepartie quelques centaures avaient déjà été abattu. Cependant, ils étaient tout de même plus nombreux.

  C’est à ce moment qu’il entendit un bruit de fusil et il sentit une intense douleur lui traversé l’épaule gauche. Il vit le centaure à l’origine du tir et, l’adrénaline lui parcourant le corps, il fonça sur lui en hurlant « Pour la justice ! », et une fois au corps à corps il lui asséna un déluge de coup. Sous les assauts de l’espadon, le centaure s’effondra.  Emplit encore de rage, il se retourna et avisa le centaure le plus proche. Une idée, qui un petit peu plus tard lui paraîtra idiote, lui traversa l’esprit.

  Il lança son espadon vers sa cible.  L’espadon se ficha dans le centaure au niveau du torse. Celui-ci tomba par terre, mais le coup ne l’avait pas tué, il se débattait tant bien que mal pour retirer l’imposante lame de son torse. Venxx se rapprocha et sortant son couteau de chasse il l’abattit dans la poitrine du centaure. Cependant il eut un petit souci lorsqu’il dû retirer son épée : elle avait dû s’enfoncer dans les côtes ce qui rendait difficile la tâche d’extirper son bien.

  - Punaise ! Sort de là toi ! dit-il dans un juron

  Un autre centaure déboula pendant qu’il tentait, tant bien que mal de retirer l’espadon, Venxx arrêta son action et réfléchis à toute vitesse pour trouver une solution à son problème. C’est à ce moment qu’il vit jonchant à ses pieds les armes qui appartenait à son précédent adversaire. Il les prit rapidement, il s’agissait d’une épée courte rouillée et d’un bouclier en cuir. Il para le premier coup à l’aide du bouclier, mais le centaure ne s’arrêta pas là. Venxx para une succession de coup, attendant le moment pour contre attaquer. Il commençait à faiblir quand d’un coup, les assauts cessèrent. Il retira le bouclier de son champ de vision et remarqua les trois lames qui traversait ce qui était il y a encore quelque seconde, son adversaire. Lorsque le corps s’écroula, il vit ses hommes retirer leurs épées du cadavre et un autre lui tendre son espadon.

  Venxx était épuisée, haletant, couvert de sang et de sueur. Il fit un rapide examen de son état physique : une éraflure impressionnante à l’épaule d’où s’échappaient une quantité non négligeable de sang, des entailles par-ci par-là et quelques contusions. L’adrénaline ayant quitté son corps il ressentait toute la douleur qu’il avait mis de côté, son fessier douloureux en étant le meilleur indicateur.

  Autour de lui un spectacle des plus sanglants : une quinzaine de cadavre de centaure étaient éparpillés un peu partout, malheureusement, le cadavre de deux de ses hommes étaient inertes et deux autres étaient blessés. Il but une bonne gorgée d’eau, se débarbouilla le visage et rassembla ses affaires. Aucun des hommes présents ne dirent mots. Venxx leur laissa le temps de reprendre leurs esprits. L’attaque avait été rapide et violente mais ils avaient réagis suffisamment rapidement pour limiter les pertes. Après un temps Venxx se racla la gorge et donna ses ordres :

  - «Allez les gars ! on rassemble les cadavres de centaures, et on les brûle. Chargez les corps de nos compagnons sur les brancards.
  - Et en ce qui concerne le gibier ? demanda un soldat
  - On va les prend en fonction des places qui reste sur les brancards. Je ne veux pas qu’on soit ralenti par une surcharge.

  Chacun de ses hommes exécutèrent la tâche qui lui avait assigné et le silence retomba sur la troupe. Quant à lui, il se posa dos contre une paroi, en laissant choir son espadon à côté de lui. Il avait besoin de reprendre ses esprits. Plutôt que de ne rien faire, Venxx sortis un chiffon et se mis à nettoyer sa lame. Tout en réalisant sa tâche, une question tournait dans sa tête : Pourquoi attaquer leur petit convoi après tout ce temps d’inactivité ? Et pourquoi en si petit nombre ? En plus d’être perdu, il était en colère ! Il venait de perdre deux hommes pour ramener de la nourriture !

  Alors qu’il était encore en proie à ses réflexions, l’un de ses camarades s’approcha :

  - Vous savez Sergent, à force de l’astiquer votre espadon il ne va plus trancher grand-chose ! dit-il avec un sourire.
  - Ouais vous avez raison… répondit-il dans un murmure
  - Ca été un vrai merdier hein ?
  - Je ne vous le fait pas dire ! Ce qui me met en rogne c’est la raison de cette bataille.
  - Ouais c’est sûr ! Par contre Sergent, ce n’est pas pour vous donner des ordres, mais les gars et moi on voudrait savoir quand allons-nous repartir ? Le soleil est en train de se coucher et on aimerait bien rentrer pour terminer cette horrible journée.
  - Vous avez raison ! lui dit-il puis s’adressant à toute la troupe, Bon les gars on lève le camp, on se rentre !

  Sur ces mots la petite troupe reprit leur route pour rentrer vers la garnison, comme le soldat l’avait dit, le soleil était en train d’entamer sa longue descente. Ça aurait pu être une belle journée se dit-il. Avant de partir il jeta un dernier regard derrière lui, vers la scène où avait eu lieu le combat et grommela :

  - Tout ça pour remplir la panse de hauts gradés. Tssss… !

  A ces mots il repartit en suivant la troupe…

P.S. : je vous demande d'être indulgent en ce qui concerne les fautes car je suis tout simplement une bille ^^
Sinon j'aimerais que vous me donniez votre avis sur le topic : commentaire topic RP
Merci à tous  Very Happy 
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Message par Ukaze le Jeu 24 Juil - 10:46

Chapitre 3 : Hors des sentiers battus


Bien qu'ils soient partis de bonne heure, le soleil inondait déjà la route de la capitale vers fort Salma. Les trois hommes étaient partis sans escorte, en arborant leurs armes comme de vulgaires vagabonds. Arlyr et Ukaze avaient enfilés de vieilles frusques pour dissimuler leur appartenance à la garde Séraphine et se fondre dans la masse.

- La route est rendue dangereuse par la présence dans la région de bandits sans foi ni loi, dit Arlyr en tendant une gourde d'eau tout en marchant. Et je ne vous parle pas des clans centaure qui vont et viennent à leur guise.

- Que fait la Reine ? Demanda Ukaze.

- La reine fait confiance à la garde Séraphine.

- Je vois...

Ils avaient traversé la garnison de Shaemoor pour emprunter la route du plateau de Scaver. Arlyr avait précisé qu'ils devraient atteindre Fort Salma en fin d’après-midi en traversant le village de Claypool.

- Kana, vous êtes très silencieux depuis que nous sommes partis, entama Ukaze, je peux vous demander ce que vous a proposé Thackeray?

- Non...

- Je vois...Kana vous...

- Oh ça va Ukaze tutoyez moi, vous allez me faire péter un câble avec vos vous par ci, vous par-là, l'interrompit-il.

- Vous êtes sûr du personnage Ukaze ? Questionna discrètement Arlyr.

- Oui ne vous inquiétez pas Arlyr. C'est vrai qu'il fait un peu patibulaire de prime abord, mais c'est la personne qu'il vous faut si vous envisagez de traverser les brumes, il se bat comme un lion. Quant à son caractère ça pourrait être pire s'il savait que c'est moi qui l'entraîne là-dedans.

Kana grommela en s'essuyant le visage:
- Qu'est-ce que vous dîtes?

- Des banalités Kana, je discutais de fort Salma.

- C'est ça...c'est ça...je ne suis pas dupe vous savez. Je vois bien quand on parle de moi

- Eh bien soyez plus aimable et on ne parlera plus de vous, commenta Arlyr.

- Tsss.

Ils croisèrent peu de monde en ce début d'après-midi en dehors de quelques caravanes de dolyaks protégées par des mercenaires.
-    ççNous n'avons pas croisé grand monde depuis notre départ s'enquit Ukaze.
- Malheureusement les communications avec le promontoire sont difficiles par la route, j'aimerais qu'il en soit autrement, Thackeray aussi bien entendu.

- Mais que font les patrouilles? Répondit-il.

- Vous n'arrivez pas au sommet de notre gloire Ukaze. La garde Séraphine est débordée et en sous-effectif. Les jeunes ne sont pas enthousiastes à l'idée de se faire écharper par des bandes de centaures enragés ou de pillards dissidents. Voilà Claypool, je ne pense pas que vous ayez besoin des services des artisans du coin pour le moment, on remplit nos gourdes et on repart.

Bien qu'il ne soit pas bien grand, le village de Claypool regorgeait d'activité. Au détour de ses ruelles l'on pouvait se procurer tout ou presque. Sur la place du village se trouvait un grand puit, où Arlyr remplit à nouveau les gourdes. Le lieu était fourmillant de vie. Des forgerons travaillaient les métaux, marteau à la main tandis que plusieurs marchands haranguaient la foule, dans le but de vendre leurs précieuses marchandises.
Non loin, un instructeur entraînait la population locale au maniement du fusil au rythme des détonations.

- Ukaze j'ai l'impression qu'on nous épie.

- Vous êtes parano mon vieux, on est au milieu de la foule, dit Arlyr en lui tendant une gourde.

- Bouclez-la vous ! On nous épie, j'ai un don pour ces choses-là...répéta-t-il la main droite sur la garde de son espadon dans son dos.

Arlyr jeta un regard interrogateur à Ukaze avant de murmurer :
- Vous avez tiré le gros lot, toutes mes félicitations.

Le trio reprit son chemin sans perdre de temps. Ils dépassèrent plusieurs échoppes où ils observèrent entre autre un bijoutier asura en train d'analyser un cristal d'opale à l'aide d'une loupe binoculaire. Ukaze s'arrêta même un bref instant pour admirer les finitions d'un magnifique bouclier. Absorbé dans la contemplation des reliefs peu communs de ce bouclier, Ukaze ne sentit pas tout de suite la main qui s'insinuait sous sa cape de fortune.

- Hé ! Mon gars je vais te...explosa-t-il en se retournant.
Mais il n'y avait personne derrière lui et bien que sceptique, il rejoignit rapidement les deux autres hommes.
- Ouvre l'œil, on nous suit, glissa-t-il à Kana.
- Ah quand même…ironisa celui-ci.

A la sortie du bourg, ils abordèrent le col montagneux qui les séparait de Fort Salma. Le chemin s'élevait rapidement pour se perdre dans la forêt. De part et d'autre de la route, d'épais taillis de trembles et de gummos rendaient la route menaçante en projetant de grandes ombres en travers.

- Claypool est protégé par une milice ? demanda le lieutenant Echtelion

- Plus ou moins en effet, ce n’est pas avec sa garnison séraphine que l’on pourrait repousser une attaque.

- Nous sommes en guerre et je ne vois guère de places fortes pour nous défendre.

- Fort Salma est la première ligne et la plus robuste de nos défenses. Vous savez d’où il tire son nom ?

- Ne m’insultez pas Arlyr, il se dit dans ma famille que, depuis des générations nous servons la Kryte, contre vents et marées et toujours du bon côté de la barrière. Mon père disait que l’histoire de la famille avait commencé, lorsqu’un lointain parent avait eu le courage de soutenir la « rébellion » de la reine Salma.

- Je l’ignorais, confia Arlyr.

- Les histoires de familles se perdent de nos…Vous avez vu cette fumée, s’interrompit le lieutenant en pointant le ciel du doigt.

D’épaisses volutes de fumée s’élevaient par-dessus le couvert de la forêt en tourbillonnant.

- Ecoutez lieutenant, la nuit tombe et j’ai pour mission de vous amener sain et sauf à Fort Salma. Je vois très bien à quoi vous pensez, c’est une très mauvaise idée de quitter cette route.

Ukaze enfila des gantelets métalliques. Les senteurs de la soirée commençaient à se diffuser dans l’air et la fraîcheur recommençait à tomber sur la forêt. Ukaze inspirait calmement les yeux fermés avant de reprendre :
- Kana t’en penses quoi ?

- J’en pense que si la garde Séraphine ne patrouille que sur les routes elle n’est pas prête de sécuriser quoi que soit. Je pense d’autres choses aussi mais je les garderai pour moi, railla celui-ci en regardant l’homme de confiance de Thackeray.

Kana se glissa rapidement entre deux trembles en faisant fi des protestations d’Arlyr et marchait à grand pas dans les couches de feuilles pourrissantes qui jonchaient le sol. Ukaze lui emboita bientôt le pas, suivi de près par Arlyr qui n’allait pas lâcher sa mission dans la nature. Le trio se mit à courir, de front, entre les bosquets d’arbres.
Au bout d’une dizaine de minutes de course, concentré sur la souche d’arbre qu’il était en train de sauter, Ukaze perçu un mouvement sur sa droite qui le força à s’immobiliser à sa réception. Il ne sait pas ce qu’il a vu, mais il a vu quelque chose ça ne fait aucun doute. Etait-ce une bête sauvage ? Il y avait peu de chance, elles ne se dissimulaient pas en passant de bosquet en bosquet. Etait-ce un ennemi ? Au pire il était seul. Délaissant son problème, il repartit à grandes enjambées déjà distancé par les grandes foulées de Kana.
Les branches basses des arbustes griffaient les jambes des trois hommes qui couraient à en perdre haleine. Il rejoint rapidement Kana, agenouillé et à moitié dissimulé derrière un gros gummo, à la lisière d’une toute petite clairière d’où s’élever la colonne de fumée.
- Le sport c’est la santé, vous feriez bien de vous y mettre lieutenant, plaisanta Kana les yeux rivés sur le monticule amassé dans la clairière.

- Très aimable de penser à moi….

- Chut, interrompit Arlyr, regardez !

A une centaine de mètres les buissons s’agitaient et de certains surgissaient des centaures par poignées, armes à la main.

- Ils viennent pour la même chose que nous, chuchota Ukaze, regardez le feu. Ce sont des centaures qui brûlent.

- Qu’est-ce que ça veut dire ? Les brigands ne sont pas assez fous pour s’attaquer aux centaures.

- Ça veut p’tet bien dire que la garde Séraphine fait des patrouilles en dehors des routes finalement, ironisa Kana.

- Je ne sais pas ce qui s’est passé mais c’est récent, les cadavres ne sont pas carbonisés et il y a une odeur atroce ici, commenta Ukaze.

Sur leur flanc des bruits de sabots retentirent attirant leur attention. D’autres centaures approchaient.
- Bon sang, c’est pas le moment de rester là, on dégage !

D’un seul homme le trio s’élança dans la direction inverse. A entendre la façon dont les centaures renâclaient mieux valait ne pas trainer dans les parages. Les centaures auraient toutes les raisons de croire qu’ils étaient responsables de la situation.
Une flèche siffla dans le dos d’Ukaze et se ficha à dix centimètres dans un tronc. Des cris s’élevèrent d’un peu partout dans la clairière et le fracas des sabots devint plus intense. Fuir une bande de centaure enragé n’était pas une bonne idée, Ukaze le savait. Les humains ne rivalisent pas à la course avec un centaure. Il incurva sa course sur sa droite zigzaguant entre les arbres, cherchant toujours les petits passages.

- Ils se rapprochent, cria Arlyr en courant.

Ukaze arracha l’étoffe miteuse qui recouvrait ses vêtements et passa la lanière qui lui ceignait le plastron au-dessus de sa tête. Fiché dans la poignée du bouclier, un sceptre de mauvaise facture, récupéré dans une armurerie avant son départ. Il s’en saisit et continua à courir. Devant eux, ils virent un petit muret en pierre. Ukaze leur cria de continuer tandis qu’il se retourna et s’accroupit derrière, haletant.
Les deux autres hommes sautèrent par-dessus un autre muret et perdirent l’équilibre dans la pente qui menait à plusieurs fermes à demi détruites. Des centaures arrivaient déjà sur leur flanc droit en dévalant eux aussi la petite pente.
Derrière son muret, Ukaze se cramponnait à son bouclier et à la vision de son père devant les murs du Promontoire divin qui caressait sa tête d’enfant et lui disait « Tu n’échoueras pas, fils ». Les flèches continuaient de siffler au-dessus de sa tête et le bruit des sabots devint assourdissant. Il aperçut le premier centaure sauter le muret et son père qui lui souriait au pied des remparts. Déterminé et fou de rage, il se redressa en hurlant : « Pour les Echtelions, et pour la Kryte ! » Et Alors que plusieurs centaures s’apprêtaient à franchir le muret, il déchaîna toute sa colère dans son bouclier et la transforma en un deuxième bouclier d’énergie qu’il fit exploser. La déflagration projeta à plusieurs mètres les centaures adjacents et les flèches ennemies.
Surpris par tant d’audace, les centaures marquèrent un temps d’arrêt suffisant pour lui laisser le temps d’enchaîner quelques salves de sphères d’énergie à l’aide de son sceptre tout en reculant. Lorsqu’il arriva au deuxième muret, il se jeta littéralement derrière et dévala la petite pente. Surpris et sonné, il sentit le bras ferme et puissant de Kana le relever et le projeter en avant vers Arlyr qui se battait à l’épée avec deux grands centaures à l’autre extrémité de la clairière.

- Allez ! Lui Kana, avant de charger avec son espadon les poursuivants qui se laissaient également piéger.

Ukaze reprit ses esprits, pantelant, et rejoignit son compagnon qui batailler férocement contre les deux colosses. Celui-ci esquiva une ruade en se jetant sous le deuxième centaure et pendant la roulade trancha net une de ses pattes. Ukaze bouscula l’ennemi affaiblit avec son bouclier et l’acheva d’une boule d’énergie au visage pendant qu’Arlyr, déjà debout, s’était jeté sur le premier et lui avait ouvert tout le flanc. Les deux centaures s’effondrèrent quasi simultanément dans un beuglement étouffé.
Arlyr se releva à l’aide de son épée et regarda Kana achever un centaure à terre à l’aide de son espadon. Il fit un signe derrière Ukaze, et dit essouflé :

- Bien joué pour les deux autres.  

- De quoi …

Ukaze se rendit compte qu’à cinq mètres derrière lui deux centaures gisaient au sol dans une flaque qui commençait à souiller la terre. Non, ce n’était pas lui, c’était purement impossible que ce soit lui.
Kana revint en sprintant, hors d’haleine, son espadon maculé d’un sang épais et poursuivi par une dizaine de centaures. Il se jeta derrière la chaumière abandonnée à côté des deux autres, esquivant les flèches qui lui étaient destinées.

- Je les ai un peu excités…pour le challenge, dit-il en s’essuyant le front avec son bras.

Arlyr aida Kana à se remettre debout pendant qu’Ukaze tenait les centaures à distance à l’aide de son sceptre. De l’ornière, derrière eux, surgit un centaure, hache au clair, qu’ils ne virent pas tout de suite. Ukaze se radossa à la chaumière et là, il le vit, ou plutôt il les vit, distinctement, les deux dagues dans le cou du quadrupède. L’homme à la capuche virevolta et récupéra ses dagues avant même que le centaure ne touche terre. Il se réceptionna sur une main et un genou et fixa Ukaze, son visage dissimulé par une capuche et un masque.

- Il est grand temps de s’en aller, dit calmement l’homme en se relevant, sous les yeux stupéfaits du trio.

Les centaures poursuivant étaient bientôt sur eux et l’homme créa une fumée de diversion comme par magie.

- Courez, fit-il simplement, en s’élançant vers la forêt.

- Mais vous êtes qui ! cria impatiemment Ukaze en partant à la poursuite de l’homme mystérieux, bien qu’épuisé.

- On m’a donné bien des noms mais…appelez-moi Rid, répondit l’homme qu’Ukaze voyait courir, un coup à sa droite, un coup à sa gauche.

Les quatre hommes disparurent au nez et la barbe des centaures, et traversèrent discrètement les bois, en direction de Fort Salma.


Dernière édition par Ukaze le Jeu 7 Aoû - 2:11, édité 1 fois
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Message par Ukaze le Jeu 7 Aoû - 2:08

Chapitre 4 : Quand la délivrance est proche


  Couvert de sueur, Ukaze continuait de courir malgré les branches qui lui fouettaient le visage et les muscles douloureux de ses mollets qui le lançaient. A une dizaine de mètres à sa droite Arlyr courait en jetant des coups d’œil inquiets derrière lui. A sa gauche, Kana avançait impassiblement. L’armure lourde qu’il portait faisait inexorablement son office. Il trébucha une première fois sur une souche morte et percuta de côté un arbuste qui l’envoya au tapis.  

  Epuisé, il s’appuya sur le tronc pour tenter de se relever et aperçu la main que Rid lui tendait.

- Epuisé…articula-t-il.

- Allez, la route est à deux pas, répondit Rid en tirant pour le soulever.

- Ukaze ça va ? lui cria Kana en revenant.

- L’armure Kana, j’en peux plus…

- Regardez-moi cette feignasse, fit-il en lui tapant sur l’épaule.

- On ne peut pas s’arrêter plus longtemps, les centaures ne nous ont pas lâchés, commenta Rid. Je vais les ralentir.

  Soutenu par Kana, Ukaze repartit fébrilement en claudiquant. Dans son dos il aperçut Rid répandre une épaisse fumée noire. Pendant ce temps, Arlyr avait dévalé la grande pente qui menait à la route et s’était agenouillé dans des fourrés. Ukaze et Kana arrivèrent à sa hauteur et firent de même.

  Un peu plus bas, avant la route, quelques soldats Séraphins discutaient armes aux poings avec quatre hommes portant des frusques sales et à l’allure peu engageante. Deux des soldats déposait un cerf derrière eux.

- Ce sont des hors la loi, chuchota Arlyr, regardez, il y’en a quatre autres qui étaient cachés dans les fourrés de l’autre côté et qui traversent.
  Rid arriva au pas de course l’air inquiet :

- C’est pas le moment de traîner, les centaures sont sur nous.

- Et en face on a une bande de renégats. Pas le temps de réfléchir, on y va, fit Ukaze en tirant son épée du fourreau.

- Qu’est ce qu’on s’amuse avec vous, je ne regrette pas d’être venu  s’esclaffa Kana en sautant par-dessus la petite haie.

  A quelques mètres derrière eux les premiers centaures firent leur apparition au galop. Piqué au vif par la douleur et suivi par ses trois compagnons, Echtelion dévala la petite pente, son armure séraphine étincelante dans le soleil couchant.
  A portée des soldats de la Kryte, il hurla d’un ton guttural :

- Séraphins ! Derrière vous !

  Et il se téléporta sur le bandit le plus proche dans un éclair de lumière aveuglant, le projetant dans les airs à l’aide de son bouclier. Surpris, les séraphins se retournèrent à temps pour voir les centaures charger sur le versant. Arlyr et Kana se retournèrent pour faire face alors que Rid se trouvait déjà loin derrière deux brigands. Il les fit basculer et ils roulèrent jusqu’à la route en contrebas.
  Profitant de l’aveuglement et de la surprise, Ukaze frappa l’avant-bras d’un deuxième brigand du plat de la lame pour lui faire lâcher sa lame et l’envoya à son tour quelques mètres plus bas. Le lieutenant vit s’enfuir les quatre hommes qui traversaient la route et détourna aussitôt son attention vers le haut de la côte. Plusieurs centaures encochaient déjà leurs flèches et firent feu immédiatement sur le petit groupe, pendant que leurs homologues se jetaient à corps perdus dans la mêlée.

- Arlyr ! Bouclier ! Hurla t-il.

  Ukaze mit un genou à terre, son bouclier vers l’avant et déploya sa bulle protectrice suffisamment longtemps pour détourner la première salve de flèche. Au même moment Arlyr encaissa de plein fouet la charge d’un centaure et vola dans les airs laissant sans protection le flanc gauche de l’escouade qui s’était regroupée en rang serré. Il vit distinctement la flèche se ficher dans l’épaule de l’homme à l’extrémité gauche, et il le vit tomber, inanimé.

  Dans le but d’encaisser la charge, l’escouade dispersa sa formation au dernier moment. La plupart des centaures traversèrent la ligne sans toucher leurs cibles et furent contraint de stopper leur course et d’enclencher une remontée. Ukaze ne perdit rien de la manœuvre et il se releva à la vitesse de la lumière, galvanisée par une rage qu’il lui était jusqu’alors inconnue :

- Les boucliers derrière ! A la charge !

  Kana le premier, se rua sur le centaure à sa portée et fit tournoyer son espadon entre deux ennemis, tranchant les chairs sans ménagement. Une partie de l’escouade contre attaqua pendant que l’autre les couvrait au plus près à l’aide de leurs boucliers. Les centaures étaient maintenant en infériorité numérique et les archers dévalaient à leur tour la pente.
   Ukaze s’agrippa à une plate de l’armure d’un centaure et esquiva d’extrême justesse une masse qui lui passa près du visage. Il sentit une puissante déflagration se transmettre à son bras. Le centaure se cabra et l’entraîna dans sa chute, se couchant à moitié sur lui. Un Séraphin surgit d’un bond et acheva sans pitié le quadrupède d’un puissant coup de marteau. Il tenta de se dégager du corps de l’animal sans succès alors il balaya l’espace autour de lui à la recherche de son épée. Son bouclier était bloqué entre lui et l’animal et lui lacérait le bras. Il entendit un homme hurler alors qu’un autre centaure s’écroulait, simultanément transpercé par deux épées.
   
  Le lieutenant vit Arlyr récupérer sa lame et renvoyer plusieurs projectiles qui lui étaient destinés. Kana porta secours à celui-ci en envoyant son espadon dans les pattes de l’adversaire qui s’effondra sous son propre poids. Le centaure fut instantanément criblé de multiples coups transperçant qui lui furent assénés par Rid qui allait et venait sur le champ de bataille.
   
  Les bandits avaient fui sans demander leur reste et les centaures étaient en passe de faire la même chose. Ukaze entendait crier et cherchait toujours, impuissant, son épée. Il savait que si un centaure surgissait, s’en était fini de lui. Mais bientôt les grognements de combats cédèrent la place à des vivats signant la retraite définitive des quadrupèdes. « Enfin », se dit Ukaze, au bord de l’épuisement alors qu’un visage apparaissait entre les cimes des arbres :

- Dites Ukaze, ne prenez pas trop l'habitude que je vous ramasse, grogna Kana, en soulevant le corps inerte du centaure.

- Merci Kana, je vous le revaudrais.

- Faîtes pas chier Ukaze, c'était un beau bordel.

   Les jambes engourdies, le lieutenant avisa son épée, un mètre sur la gauche, et tendit la main à plat ventre pour s’en saisir. Il la ramena vers lui, et, la plantant dans la terre s’en servit pour s’agenouiller difficilement. Il enserra la garde de ses paumes et inclina la tête vers le sol.

- Vous faîtes quoi ? demanda Kana, perplexe, en essuyant la lame maculée de sang de son espadon.

- Je prie Dwayna, lui répondit simplement Ukaze.

Kana s’interrompit, haussa les sourcils, mais ne dit rien.
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Role Play Gw2  Empty RP : chapitre 3 - Quand la délivrance est proche (histoire parallèle)

Message par Venxx le Jeu 7 Aoû - 16:24

La petite troupe avait récupéré la route il y a une demi-heure environ. Le soleil entamait sa longue descente et Venxx commençait à désespéré de retrouver le fort. Il était épuisé, ses hommes étaient épuisé, mais ils savaient tous que la délivrance étaient proche. Encore une heure, ou un peu plus, et ils pourraient apprécier un repos bien mérité. D’ici là, la compagnie ne devrait pas rencontrer trop d’ennui.

   Cependant à peine une centaine de mètre plus loin, Venxx se souvint de l’un de ses principales défaut, il parlait toujours trop vite ! Car un peu plus loin sur la route quatre hommes barraient le chemin. Arrivé à leur hauteur, celui qui semblait être le meneur, un homme d’une cinquantaine aux cheveux longs et gris, les héla :

  - Halte là Séraphin !

  Venxx avisa le groupe qui leur faisait face : en plus du meneur, il y avait trois autres hommes, bien plus jeune, mais au vu des vêtements qu’ils portaient Venxx  compris que sa troupe était attaqué par des brigands ! Ils sévissaient dans la région depuis quelque temps, une autre épine dans le pied de la garde Séraphine. Venxx répondit alors au hors la loi :

  - Oui ? C’est pourquoi ?
  - Je vous arrête ici car j’ai remarqué que vous transportiez une marchandise plutôt lourde et, mes amis et         moi nous allions vous proposez de vous délester de votre poids Répondit-il en lorgnant sur le gibier qu’ils   transportaient.
  - C’est gentil mais je pense que nous y arriverons ! rétorqua le soldat légèrement méfiant
  - A mais ce n’était pas une proposition ! renchérit-il ! Vous savez plusieurs de mes hommes sont caché par-ci par-là et n’attendent que mes ordres pour venir à mon aide ! je vous conseille de coopérer si vous ne voulez pas risquer de petit problème.

  En entendant cela Venxx fit un léger geste de la main pour signaler à ses hommes de se tenir prêt et de déposer les paquetages. Chacun dégaina son arme, les quatre hommes face à eux firent de même. Le chef des brigands dit-alors :

  - Vous ne semblez pas vouloir coopérer ! Très bien je vais appelez mes…

  Il n’eut pas  le temps de finir sa phrase qu’un hurlement guttural se fit entendre derrière Venxx :

  - Séraphins ! Derrière vous !

  Venxx vit un éclair de lumière et le bandit qui lui faisait face fut projeter en l’air par un garde Séraphin qu’il ne connaissait pas. Il se retourna alors pour essayer de comprendre la situation. Et c’est là qu’il vit 3 autres hommes : un géant en armure armée d’un espadon, un autre homme portant une épée et un bouclier et un type légèrement louche sapé comme un voleur. Venxx n’avait aucune idée de qui étaient ces types et il ne s’en soucia pas vraiment, car ils étaient suivi par une troupe de centaure en pleine charge, Venxx hurla alors ces ordres à sa troupe, pendant que le voleur partait rejoindre l’autre soldat qui s’occupait des brigands.

  - Séraphins ! en position ! Des centaures arrivent ! en rang serrez et vite ! Que les gardiens mettent en place les barrières contre les projectiles !

  Ses soldats s’exécutèrent et étrangement même les inconnus suivirent la marche. Les centaures, armées d’arc lancèrent une première salve qui fut repoussé. En jetant un rapide coup d’œil à son arrière, Venxx observa que les brigands avaient fui et que le soldat avait aidé à la formation de la barrière. C’est alors que le flanc gauche de la formation perdit sa protection, l’un des soldats venait de se faire percuté par un centaure et n’avait donc pas pu tenir la barrière en place, suite à cela, l’un de ses hommes avait reçu une flèche dans l’épaule et était à présent à terre. C’est alors que le gros de la formation centaure arriva. Un peu avant le choc, Venxx hurla :

  - Dispersion !

  Tout le monde s’exécuta, la plupart des ennemi traversèrent la ligne sans toucher aucun des soldats et furent contraint de stopper leur course et de faire demi-tour. C’est alors que l’un des inconnus s’écria :

  - Les boucliers derrière ! A la charge !

   Venxx reconnut là l’intonation des officiers et décida de suivre l’ordre à l’instar de ses hommes !
En se retournant Venxx vit le géant se jeté sur les premiers centaures à porté il fit tournoyer son énorme espadon et commença à taillader dans le centaure !  La vraie bataille venait de commencer !

  Venxx s’élança à sa suite bien qu’il trouva son espadon assez ridicule à côté de celui du géant. Il se retrouva face à un centaure menu d’un large sabre, celui-ci engagea le combat en faisant une ruade que Venxx esquiva sans grande difficulté, puis il abattit son arme sur le flanc de son ennemi. La créature poussa un rugissement de douleur qui fut vite noyé lorsque l’espadon du géant transperça la gorge du centaure. Les deux hommes s’avisèrent, se lancèrent un regard muni d’un léger sourire de satisfaction puis tous deux repartirent de leur côté. Un peu plus loin le soldat qui avait donné des ordres précédemment se retrouvait coincé sous un centaure et se débattait furieusement pour se dégager, Venxx tenta de lui venir en aide mes il se fit attaquer par un autre ennemi.

  Il eut à peine le temps de dévier la lame. Celle-ci érafla son bras laissant une légère estafilade mais il ne s’en soucia guère et continua à bloquer les assauts de son ennemi. L’un de ses hommes vient alors briser la patte arrière du centaure et Venxx profita de l’occasion pour asséner un coup en diagonale qui terrassa son adversaire. Venxx entendit alors des bruits de sabots qui s’éloignaient, il regarda les alentours et vit que les centaures fuyaient ! Le combat était fini ! Ses hommes poussèrent des vivats et Venxx les accompagna !

  Le soldat était épuisé ! Couvert un peu plus de sueur et de sang, il se dit à lui-même «  espérons que ce soit les derniers ». Il s’assit en grimaçant, douloureux souvenir de la bataille qu’il avait mené plus tôt dans la journée, il se mit à respirer régulièrement, tentant de diminuer la vitesse de son rythme cardiaque, puis il jeta un regard d’ensemble sur la route où ils se trouvaient afin de faire le dure travail qui l’incombait, compté le nombre d’homme encore en vie. A sa grande surprise, ils étaient tous debout, certains étaient certes blessés mais dans l’ensemble aucune perte n’était à déploré et c’était le plus important se dit-il ! …
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Message par Ukaze le Mer 13 Aoû - 15:15

Chapitre 5 : Secret de famille

10 ans plus tôt ; internat militaire - colonie d'Ascalon

- Le petit Echtelion ! Cria l'instructeur en lisant son parchemin.
Une femme altière recouverte d'un châle noir, se leva de son banc de pierre, dans la grande salle voûtée où patientaient plusieurs familles. A ses côtés un petit garçon de onze ans patientait, debout. La femme traversa la salle, la main de son fils dans la sienne.

- Voilà la trousse de perception fit l'instructeur sans les regarder. Ces uniformes sont la seule chose qui compte. Vous perdez vos uniformes vous perdez votre honneur...mais...mais quel âge a-t-il? Dit-il en fixant finalement le garçonnet.

- Onze ans, répondit la mère.

- Mais, dit-il étonné son âge n'est pas réglementaire.

- Aldric Echtelion est mort.

- C'est très triste. Mais le règlement, c'est le règlement. Les autres garçons ont quatorze ans révolus. On ne fait pas garderie.

- Le règlement c'est moi qui l’écris, dit un homme qui venait d'arriver dans son dos. Pour son application je fais appel à des hommes comme vous sergent. Je pourrais très bien vous faire enseigner en jupette si ça me chantait. D'ailleurs c'est vous qui aurez en charge le petit. Les choses sont dites, sergent.
Et sans laisser l'occasion au sergent d'émettre une objection, il enchaîna en prenant l'avant-bras de la mère :

- Ma dame, je partage la tristesse du drame qui vous touche. Aldric est parti trop tôt, mais il n'aurait pas aimé partir autrement.

- Bien sûr que si, Réda et vous le savez, s'indigna la mère.

- C'est une affaire malheureuse Léona, mais vous savez que je l'ai soutenu du début à la fin. Il me semble aujourd'hui qu'il a payé un tribut suffisant pour sa faute. En outre vous savez que ce que je fais aujourd'hui est guidé par l'amitié que j'avais pour lui. Je ferai ce qu'il faut jusqu'à la fin.

- Je...je sais, c'est juste qu'il est si jeune.  

- Et le danger qui nous guette est si grand ma dame. C'est la dernière volonté d'Adlric et je la respecterai. Laissez le moi Léona et partez en paix. Si grande que soit votre peine.

- Protégez le Réda. La vie que son père lui a choisie est si dure.

- Soyez raisonnable. On ne forme pas les bons commandants à l'aide de draps en soie et de petites cuillères en argent.


De nos jours – Route de Fort Salma


- Ukaze ? Répéta Arlyr.
Les mains toujours posées sur le pommeau de son épée, la tête inclinée et les yeux clos. Echtelion revint à la réalité.

- Je vous écoute Arlyr.

- J'ai discuté très rapidement avec le sergent responsable de l'escouade, un nommé venxx, il est furieux contre ses ordres.

- De quoi s'agissait-il?

- Justement, ça va vous plaire. Le comandant de fort Salma l'a chargé de ramener du gibier pour le repas de réception des "huiles", je le cite, de ce soir.

- Une patrouille entière pour ramener du gibier? S'exclama-t'il. Il est au courant que c'est de nous dont il s'agit ?

- Je suis pas dingue, on est des recrues qui viennent en renfort de Shaemoor.

- Très bien, allons-y, fit-il en rangeant son épée au fourreau tout en se relevant. Dites à Kana de garder un œil sur ce fameux Rid, j'ai besoin de lui parler.

Autour du lieutenant une bonne dizaine de centaures gisait dans leur sang. Un peu à l'écart, depuis l'endroit où les gardes Séraphins soignaient leurs blessés, Ukaze pouvait entendre des plaintes douloureuses. Ukaze doutait que le Séraphin ayant pris cette flèche n'en réchappe, après qu'on l'ait lui eu extraite, mais son état semblait stable pour le moment. Le calme semblait revenu sur la forêt et une légère brise s'était mise à souffler, balayant avec elle les dernières craintes et les derniers dangers.

- Sacré contrée, s'exclama le colosse en approchant, tandis qu'Ukaze regardait les soldats fabriquer deux brancards de fortune supplémentaires à l'aide de pousses de gummo d'un diamètre suffisant. C'est quoi cette histoire avec le voleur ?

- Il faut que je lui parle, et je serai assez déçu qu'il prenne la tangente avant. Pendant que j'y pense, nous sommes de jeunes recrues de Shaemoor.

- Parlez pour vous Ukaze, ce n'est pas bien crédible pour moi, fit le colosse en se redressant de toute sa hauteur. En parlant de ça, quand nous serons arrivé j'aurai deux ou trois petites choses à vous demander.

Haussant les sourcils, Echtelion jaugea le colosse et lui répondit :
- On verra si je suis d'humeur.  
Le colosse éclata d'un rire grave et lui tapa franchement sur l'homoplate.
- Par tous les dieux je commence à vous apprécier, Ukaze. Et il rit de plus belle tout en s'éloignant à grand pas.

Le lieutenant s'avança vers l'homme qui semblait diriger l'escouade Séraphine.

- Sergent ? L'interrogea-t-il, si vous rentrez à fort Salma nous allons vous accompagner. Mais j'aimerai vous Informer d'une chose. Mes camarades et moi sommes tombés sur un bûcher de centaures dans la forêt. Ça vous dit quelque chose ?

- Mmmh, c'est nous oui, il faut dire qu’on n’a pas particulièrement eu le choix. D'une carrure équivalente au lieutenant, ses cheveux étaient mi-longs et encadraient un visage couvert de sang séché. Des yeux d'un vert profond et un bouc mal taillé venait agrémenter le tableau.

- Vous vous êtes bien débrouillé sergent, là-bas.  

- Bordel ! On n’aurait surtout jamais dû s'y trouver. Sergent Venxx, je vais vous confier une mission d'une importance capitale, dit-il en parodiant le commandant de fort Salma. Allez me chercher un peu de gibier pour ce soir, j'aurai grand faim et votre officier en second aussi. Comme si on avait que ça à faire, s'emporta-t-il. Je te lui mettrais des claques à celui-là...Mais oubliez ça soldat, vous ferez bien assez vite sa connaissance. En colonnes ! Cria-t-il.

Et bien vite, la colonne s'ébranla, laissant Echtelion songeur sur la côte de popularité du commandant du fort. Il ne devait plus être très loin de leur objectif, mais leur progression était ralentie par les brancards que les hommes devaient porter.

- Vous me devez des explications, dit Ukaze en sentant le voleur arriver à sa hauteur.

- À propos de ? Répondit Rid.

- Ne jouez pas au plus malin avec moi ça ne prend pas. Pourquoi vous êtes revenu, je sais très bien que c’était-vous à Claypool?

- Je ne vous voyais pas aussi perspicace.

- Votre arrogance ne vous sauvera pas. J'attends vos explications.

Il s'écoula un petit moment de flottement où ils ne purent que percevoir le cliquetis singulier du métal contre le métal.

- Je me suis dit que cela devez-vous revenir.

- Je ne savais pas que les voleurs pouvaient être frappés de remords, railla le lieutenant.  

- Foutez-moi la paix Echtelion, je vous ai sauvé les fesses.

- Cela ne vous exempt pas de vous justifier. J'aimerai assez que vous me restituiez mon bien.

- C'est pour ça que je suis revenu. Je me suis dit que vous en auriez besoin.

- Vous êtes revenu pour satisfaire votre curiosité.

- Ça n'est pas faux non plus. Je dois dire que j'ai été intrigué.

- Je n'ai aucune intention de vous expliquer quoi que ce soit.

- Non bien sûr, bien sûr, vous ne pouvez pas...

- Cessez vos persiflages et rendez-moi ces deux lettres. Et avec la clé bien sûr.

- Avec grand plaisir...mon lieutenant, répondit Rid, acide.
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Message par Ukaze le Mer 17 Sep - 0:13

Chapitre 6 : Une arrivée en fanfares

Le détachement qui regagnait fort Salma ne fut pas accueilli par le commandant. Il fut mis au courant et convoqua immédiatement le sergent Venxx dans ses quartiers, sans que plus de questions sur le nombre de soldat revenus ne soient posées. Echtelion indiqua à ses compagnons de déposer leurs affaires et de prendre quelques minutes de repos à même le sol, pendant que l'escouade se dispersait entre infirmerie et dortoirs.

- Je vois que l'accueil est chaleureux ici, fit-il remarquer à Arlyr.
- Je ne vous le fais pas dire.
- Dites Ukaze, commença Kana, je vous préviens je ne repars pas de suite alors trouvez nous au moins de quoi pieuter.

Sur ces mots, le colosse déposa son paquetage contre un mur et, s'allongeant, s'en servit d'oreiller.

- Je vais faire mieux que ça. Sentinelle ! Héla-t-il. Portez ceci au commandant, c'est urgent.

La sentinelle, trouva étrange de se voir donner des ordres par un autre soldat séraphin, mais suspicieux, s'empressa de porter le rouleau cacheté. Il transmit le rouleau à une deuxième sentinelle qui frappa à la porte du bureau, interrompant le commandant qui laissait éclater sa rage sur le sergent.

- Qu'y a-t-il? Aboya celui-ci.
- Un pli urgent mon commandant, dit la sentinelle en tendant le document, cachet visible.

L'expression du commandant changea du tout au tout. Il se liquéfia presque.

- Ne serait-ce pas le cachet du capitaine Thackeray, commenta Venxx ?
- Vous ferez 7 jours de cachot à compter de maintenant sergent Venxx !
- Mais je...
- Disparaissez !

Le garde emmena Venxx, laissant le commandant défaire fébrilement le cachet de cire marqué du sceau du capitaine.  

« Cher ami,
J’ai eu vent de certaines irrégularités quant à votre gestion de Fort Salma. Les rapports récents que je reçois font état d’une activité militaire réduite et d’un regain d'agressivité des centaures dans votre secteur. Je ne puis permettre que Fort Salma, première ligne de défense de la Kryte, périclite. Le lieutenant Echtelion, porteur de cette missive, va vous seconder à l’avenir. C’est un homme de confiance qui ne manquera pas de vous apporter son expérience militaire et de redonner un semblant de vie à cette garnison.
Parallèlement à cela je sais de source sûre, que vous entretenez des rapports très étroits avec certains dignitaires de la garde du Ministère. Soyez certain que cette proximité aura influencée ma décision.
Cpt Logan Thackeray. »

Le commandant fulmina et serra compulsivement le parchemin dans sa main. Il se leva d’un bond et arracha presque la porte de son bureau de ses gonds.

- Echtelion ! Hurla-t-il en prolongeant la dernière syllabe.

Allongé sur son paquetage, Kana leva un sourcil :

- On dirait que c’est pour vous Ukaze, le moins qu’on puisse dire c’est que ça a été rapide. Si vous n’y voyez pas d’objection je vais vous attendre ici.
- C’est Lieutenant Echtelion, Lieutenant Elward.

Le commandant de Fort Salma était rouge pivoine et invita mécaniquement son homologue à rentrer dans son bureau. Ukaze gravit les marches jusqu’au bureau sous les yeux confiants de ses camarades. Avant de passer le seuil, il jeta un coup d’œil aux remparts baignés du soleil couchant.

- Rentrez ! Aboya le commandant.
- A vos ordres mon lieutenant, dit-il en claquant la porte.
- Pour qui vous prenez vous ? Vous arrivez dans mon fort, sans vous faire annoncer et vous m’humiliez ?
- Il n’en est rien mon lieutenant et vous le savez.
- Ne me prenez pas pour un idiot Echtelion ! Le chef ici c’est moi, qu’importe ce que dit ce bon vieux Thackeray.
- Il m’avait prévenu en effet des problèmes que pourrait poser votre caractère.
- De quoi … ? Vous êtes un insolent Echtelion. Que vous portiez le même grade que moi ne vous donne aucun pouvoir ici !

Ukaze s’assit tranquillement face au lieutenant Elward qui ne cessait de marteler son bureau depuis tout à l’heure. Il prit la parole tranquillement mais sur un ton ferme.

- Je n’ai que faire de votre pouvoir, lieutenant. Le capitaine souhaitait que je vienne ici pour redresser la situation et c’est bien ce que je compte faire, avec ou sans votre approbation. Maintenant, la journée a été longue et je ne compte plus le nombre de centaures que j’ai dû tuer sur le chemin pour parvenir jusqu’à vous. Mes hommes et moi sommes fatigués. Alors je vais me lever et sortir et leur donner la possibilité de se reposer décemment.

Ukaze se leva devant les yeux médusés du commandant.

- Vous…vous…balbutia-t-il, vous n’allez pas partir Echtelion ? ironisa-t-il.
- Je vais me gêner commandant, mais rassurez-vous nous aurons tous loisirs de poursuivre cette passionnante discussion. Si j’étais vous j’irais féliciter votre patrouille qui a fait un travail formidable.
- Mais vous n’êtes pas moi, s’emporta Elward. Vous sortez de nulle part et vous osez me donnez des leçons du haut de vos vingt ans. Vous n’imaginez pas depuis combien de temps je suis ici, allez bien vous faire foutre Echtelion.

Ukaze avait déjà la main posé sur la poignée de la porte mais s’arrêta dans son mouvement.  

- Encore une fois, c’est "Lieutenant" Echtelion, et rassurez-vous, je n’imagine que trop bien votre temps ici. A plus tard mon lieutenant, dit-il en fermant la porte dans son dos.

Il s’adressa au garde du commandant très sereinement :

- Pouvez-vous nous conduire à nos dortoirs, je vous prie ?
- Euh…oui mon com…mon lieutenant, suivez-moi.
De loin, Ukaze vit ses trois compagnons se relever et rassembler leurs affaires. Ils dépassèrent le puit et le rejoignirent en marchant vers les dortoirs.
- Les hommes sont logés ensemble dans de grandes chambrées, expliqua le garde en ouvrant la porte du dortoir. Mon lieutenant vous avez vos propres quartiers.
- Non, ça ne me va pas. Kana sera mon aide de camp et par conséquent nous partagerons mes quartiers, voyez avec lui pour faire le nécessaire s’il vous plaît, dit Ukaze en s’appuyant d’un coude sur le chambranle.
- B…Bien mon lieutenant, suivez-moi je vais vous montrer vos quartiers.

***

"Ukaze,

Si tu reçois cette lettre c’est que probablement, je ne suis plus. Je ne sais par quoi commencer. J’entends d’où je suis, le son de tes reproches. Cache ta déception, car ce n’est pas ce bout de papier qui te donnera les explications auxquelles tu aspires probablement. Glissé dans ce rouleau, tu trouveras une clé, celle de la demeure des Echtelion. Avant de la quitter, j’y ai laissé certaines réponses à ton intention. Tu dois savoir que j’ai obtenu de la reine elle-même, le sceau royal qui en condamne l’accès, et que j’ai fait courir le bruit que la maison était maudite.
Va mon fils. Puisse ta destinée amener la paix à l’âme de ton père.
Ta mère, qui n’a jamais cessée de t’aimer."


Ecroulé devant un vieux bureau en bois, Ukaze était furieux contre lui-même. Il avait failli perdre la seule chose qui lui permettait de trouver des réponses sur son passé.
À sa sortie de l'école, le commandant Réda lui avait remis cette lettre dans la plus grande discrétion. Elle était accompagnée d'un pli :

" Ne remettre à Ukaze que le jour de sa sortie. Je ne souhaite pas qu'il soit curieux avant l'heure. Avec toute ma gratitude. Léona "  

Il se leva. Lut et relut le morceau de parchemin et ressentit une grande frustration. Il jeta soudain la lettre sur le bureau et serra dans son poing la clé que contenait la lettre. Repensant à la conversation avec le commandant du fort, il fracassa la porte de l’armoire à sa portée. Il s’appuya dessus de ses deux mains et posa le front sur le bois froid.

- Désolé Ukaze, vous souhaitez que je vous laisse ?
Le lieutenant se retourna et vit Kana dans l’encadrement de la porte.
- C’est bon Kana, allez-y, installez-vous, répondit celui-ci en se frottant le visage des deux mains.
- Si je peux me permettre, dit Kana en traînant un matelas de paille, personne ne vous a vu mais on ne parle déjà que de vous partout dans le fort.
- Tu as vu l’état des défenses Kana ?
- J’ai vu certainement la même chose que vous, ce n’est pas brillant, répondit-il en jetant son matelas. Comment ça s’est passé avec le commandant ?
- Catastrophique mais ça aurait pu être pire. Tu veux bien me tutoyer dans le privé si ça te dérange pas ?
- Ok boss, vu que tu as accédé à mes exigences ça peut se faire. C’est grand luxe ici en comparaison des dortoirs. Enfin si vous m’avez fait venir juste pour vous réconforter après vos cauchemars, vous auriez dû demander à Arlyr…
- Tocard.

Et les deux hommes, épuisés par cette journée, ne purent s’empêcher de rire de bons cœurs.
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Message par Venxx le Mar 7 Oct - 8:20

Chapitre 4 : un rapide retour à l’ombre

   Enfin de retour au camp, Venxx n’eut pas le temps de poser son paquetage que son devoir d’officier l’appela : le lieutenant Elward le fit mander sur le champ. Déjà épuisé par cette très longue journée, le Sergent se dit à lui-même qu’elle était loin d’être finie. Il se dirigea alors le plus lentement possible vers les quartiers du Lieutenant du fort, tout en se demandant comment son rapport allait se passer.

  Arrivé devant la porte, il s’arrêta, le soldat en faction lui dit d’attendre, entra et l’annonça, quelques secondes plus tard, il entra. Le Lieutenant Elward était assis à son bureau, feuilletant de la paperasse, Venxx le salua :

     - Vous m’avez fait mander Lieutenant ?
     - Oui ! Installez-vous Sergent ! dit-il sans lever le nez du rouleau qu’il lisait.

  Venxx s’assit et attendit. Il avait peur de comment cette discussion allait se terminer. Le lieutenant n’avait jamais pu le supporter et  cela était assez réciproque.

  Lorsque Venxx était arrivé au fort le premier jour, il était arrivé dans la masse des jeunes recrue. Cependant, il avait réussi à se démarquer des autres mais pas forcément en bien. A plusieurs reprises il a été amené à remettre les ordres de ses supérieurs en cause, parce ce qu’il les trouvait dégradants et inutiles. C’est à ce moment qu’il a commencé à connaître un peu mieux les cachots du fort. Venxx pensait à cette époque qu’il resterait une recrue et que son avenir allait être bien morne.

    - Bien ! Veuillez me raconter pourquoi cette petite mission vous a-t-elle pris autant de temps ! dit le lieutenant après avoir terminé sa lecture.

  Venxx s’éclaircit la gorge et raconta comment s’était déroulée la mission. Le lieutenant écouta en faisant des petits commentaires qui agacèrent Venxx mais il ne releva pas. A la fin de son récit un silence s’installa. Le lieutenant conclu alors :

    - Si j’ai bien compris, vous n’avez ramené que 2 cerfs. Une journée entière pour 2 cerfs ? c’est un peu navrant.

  En entendant cela Venxx s’emporta et oublia à qui il s’adressait :
    - Non mais vous vous moquez de moi ! Aujourd’hui j’ai affronté des centaures pour pouvoir ramener des cerfs afin que vous et les pompes qui arriveront puissent se graisser la panse. J’ai perdu 2 hommes pour 2 cerfs et vous dites que ce n’est pas assez !

    - Ce n’est pas ma faute si votre incompétence vous empêche de faire ce que je vous demande ! Et je vous  rappelle que je suis votre supérieur ! Vous me devez le respect ! Nous nous contenterons de ces 2 cerfs vu que vous n’avez que cela à nous offrir, vous me ferez des corvées, et je vais envoyer une missive au capitaine Thackeray pour lui dire que son petit protégé n’est pas un si bon soldat que cela.

   Et le lieutenant continua à laisser déferler sa rage sur lui : comme quoi il était une honte pour le fort, que les pompes comme il disait allait être mis au courant de son comportement et ceci pendant plusieurs minutes. Venxx bouillonnait, il voulait répondre mais savait que de toute façon il aurait tort ! Il pourrait être renvoyé voir même emprisonné pour insubordination ou un autre motif qui passerait par la tête du lieutenant. C’est alors que quelqu’un frappa. Le lieutenant s’interrompit et hurla :

    - Qu’y-a-t-il ?
    - Un pli urgent mon commandant, dit la sentinelle en tendant le document, cachet visible.

  L'expression du commandant changea du tout au tout. Il se liquéfia presque.

    - Ne serait-ce pas le cachet du capitaine Thackeray, commenta Venxx ?
    - Vous ferez 7 jours de cachot à compter de maintenant sergent Venxx !
    - Mais je...
    - Disparaissez !

  Le garde emmena Venxx, laissant le commandant défaire fébrilement le cachet de cire marqué du sceau du capitaine.

  Venxx emprunta un chemin qu’il commençait à bien connaître. Il entra dans un bâtiment, un garde en faction ouvrit la porte face à eux, puis le garde ouvrit la grille la plus proche et l’invita à entrer. Habitué des lieux, il s’installa sur le lit de paille. Venxx apprécia la couche malgré sa précarité. Il avait besoin de repos, même si il aurait préféré être ailleurs qu’ici. Il attendit son repas en silence tout en se demandant comment toute cette histoire allait se terminer. Au bout d’une demi-heure, un soldat lui amena son repas, c’était l’un des hommes de sa troupe. Celui-ci lui apporta son soutien au nom de la troupe. Cela réchauffa  un peu le cœur du Sergent et celui-ci en apprécia d’autant mieux son repas. Une fois sa bouillie et son morceau de pain avalé, il  prit une longue gorgée d’eau puis se rallongea sur sa couche. Après l’épuisante journée qu’il avait passé, il ne mit pas longtemps à s’endormir…
                                  *********
  Venxx se réveilla en entendant le garde en faction dans l’entrée discuter avec quelqu’un. Il faisait nuit à présent. Il entendit un bruit de clé tourné dans la serrure puis un homme entra. Il s’arrêta devant sa cellule et là Venxx reconnu l’homme qui lui faisait face. Il s’agissait de l’un des hommes que lui et sa troupe avait rencontré sur le chemin du retour. Cependant, il avait troqué son armure contre une chemise écrue et un pantalon. L’homme s’adressa alors à lui :

   - Sergent Venxx, n’est-ce pas ?
   - Lui-même ! A qui ai-je affaire ?
   - Je suis le lieutenant Echtelion.
   - Enchanté lieutenant ! Que puis-je faire pour vous  ? Même si de là où je suis-je ne peux pas faire grand-chose !
   - Je suis  juste venu voir l’homme qui menait l’escouade que j’ai rencontré sur le chemin, et on m’a dit qu’il était ici, est-ce bien vous ?
   - Oui, c’est moi ! Vous êtes venu pour en rajouter une couche ? dit-il d’une voix lasse.

  Le lieutenant referma la grille derrière lui et s'assit à même le sol, le dos contre celle-ci, une écuelle dans les mains.
   - Non, je suis venu discuter un peu avec vous, d’après ce qu’on m’a dit vous êtes du genre à ne pas trop supporté les ordres de vos supérieurs.
   - Ce n’est pas exactement ça ! Je n’écoute que les ordres qui me paraissent légitimes. Mais ceux qui me demandent de faire les corvées ont tendance à m’énerver un peu.
   - Il faut bien que quelqu’un fasse les corvées non ?
   - Oui mais pas toujours les mêmes ! Le lieutenant Elward a tendance à donner les corvées aux recrues histoire de les dégouter.
   - Hmm, j'ai cru comprendre que vous aviez une relation conflictuelle avec le lieutenant Elward, comment avez vous été promu?
   - C’est grâce au capitaine Thackeray. Il a repéré certaine de mes compétences au cour d’une rencontre.

  Un silence s’installa entre les 2 hommes, chacun se dévisageant, se demandant ce qu’il devait penser de l’autre. Ukaze rompit ce silence :

   - Le capitaine Thackeray a la fâcheuse tendance de faire les bonnes rencontres n'est-ce pas? J’ai l’impression que je peux vous faire confiance Sergent ! Est-ce que je me trompe selon-vous ? dit-il.
   - Tout dépend pour quoi ! Si c’est pour aller faire votre lessive je pense que vous allez être déçu ! répondit-il du tac au tac
   - Non, non il ne s’agit pas de cela ! répliqua le commandant en souriant. Je voulais m’assurer que vous répondriez franchement à mes questions.
   - Ça devrait pouvoir se faire. Se calma le Sergent
   - J’aimerais votre avis concernant le lieutenant Elward.
   - Même si je ne l’aime pas et qu’il a tendance à être un enfoiré avec les bas gradés, excusez-moi l’expression, il reste un bon commandant. Il sait gérer ses hommes dans une bataille et disons qu’il fait tout ce qu’il peut pour maintenir le fort à flot.
   - Vous faites beaucoup d’éloges sur une personne que vous n’appréciez pas.
   - Disons que je sais reconnaître ses qualités à côté de ses nombreux défauts

  Le lieutenant Echtelion réfléchit. Venxx se demanda s’il n’en disait pas trop et si il n’allait pas le regretter plus tard. Mais quelque chose au fond de lui disait qu’il pouvait avoir confiance en cet homme. Echtelion reprit :

   - Comment jugez-vous la situation du fort ? J’ai besoin de l’avis d’une personne qui y vit pour savoir dans quoi je me lance
   - Le fort est dans un sal état ! Il tient le coup mais je ne sais pour combien de temps encore. On subit l’assaut des centaures, l’incursion des bandits et d’autres problèmes avec des ettins et d’autres bestioles. Je dirais que les problèmes augmentent mais les fonds diminuent. Les défenses sont inefficace, on manque cruellement d’hommes, l’équipement est trop bon marché : des épées émoussées, des fusils qui s’enraillent et bien d’autres problèmes.
   - Cela correspond à l’observation que j’ai faite du fort. Quant à la gestion des hommes de ce fort, je suis beaucoup plus sceptique que vous.
   - Je peux vous posez une question à mon tour ? tenta le Sergent
   - Allez-y ! lui répondit le lieutenant en se levant.
   - Qu’est-ce que vous êtes venu faire ici ?
   - Je suis là à la demande du capitaine Thackeray pour faire le point sur la situation du fort et remettre de l'ordre dans la région et par Dwayna c'est ce que je vais faire. Je vous remercie pour cette discussion sergent Venxx dit-il solennellement.
   - Tout le plaisir était pour moi !
   - Je vais à présent vous laisser ! J’ai eu tout comme vous une dure journée et j’ai hâte de retrouver mon lit. Sachez que je trouve cette situation inacceptable. En agissant de la sorte Elward se prive de soldats de grandes valeurs. Vous comprendrez néanmoins que je ne puisse pas encore intercéder en votre faveur.
   - Je comprends et je vous remercie pour votre soutien ! Mais avant que vous ne partiez j’aimerais vous mettre en garde !
   - Me mettre en garde contre quoi ? s’interrogea le lieutenant
   - Contre le lieutenant Elward ! Il ne vous fera évidemment aucun mal mais comme vous avez pu le comprendre il déteste le capitaine Thackeray encore plus que moi ! et vous savez pourquoi ? car le capitaine est plus haut gradés et qu’il a tendance à se mêler de ses affaires. Et le lieutenant n’aime pas qu’on touche à ses affaires. dit-il sur ton sérieux

  Echtelion fixa le sergent dans l'embrasure de la grille.
    - Le lieutenant Elward, c'est mon problème sergent. Reposez-vous, répondit-il d’une voix assez légère
    - Vous de même lieutenant !

  Le lieutenant s’éloigna de la grille et toqua à la porte pour sortir, le garde ouvrit et au moment de franchir le seuil il tourna la tête vers Venxx et lui lança :

    - Ah, j'allais oublier ! Je tenais à vous dire que les « grande pompes » avaient apprécié les cerfs que vous leur avez ramené, dit-il en tendant l'écuelle à travers la grille. Je pense que vous avez bien mérité d'y goûter.
A ces mots, il sortit, et laissa Venxx debout, au milieu de sa cellule, un ragoût de cerf dans les mains. Venxx trouvait décidément ce jeune lieutenant sympathique mais il était désormais convaincu qu'il allait mettre un sacré boxon dans le fort…
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Message par Ukaze le Lun 13 Oct - 18:29



Chapitre 7 : Quand le passé ressurgit




De multiples volutes de fumées s'élevaient au-delà des remparts du Promontoire Divin. Les ruelles attenantes aux remparts fourmillaient de petites mains volontaires pour endiguer la progression des flammes. Çà et là des hurlements stridents couvraient le crépitement du feu ; les civils occupés à sauver quelques objets de l'incendie étaient bousculés par le passage incessant des patrouilles affluant vers la porte centrale de la cité et la hauteur de ses remparts.
A un rythme régulier toute la nuit, de lourds projectiles enflammés, expédiés par des trébuchets centaures, s'étaient abattu impitoyablement sur les habitations. Beaucoup de celles-ci ressemblaient à présent à un tas de cendres mais le feu était pour le moment circonscrit.
Le petit Ukaze regardait avec des yeux émerveillés les volées de flèches passant au-dessus des remparts. Il s'était éloigné par mégarde de sa mère qui discutait avec un officier Séraphin. Du coin de l'œil il voyait son père, en armure intégrale. Cet homme était si beau, si imposant avec sa barbe blonde bien taillée et sa queue de cheval. Sa discussion semblait animée et le petit Ukaze s'en inquiéta. Il se rapprocha en zigzaguant habilement entre les passants affolés et s'accroupit à proximité de la scène sous une charrette marchande. Son père discutait avec un groupe d'homme en armure devant une tente blanche et une grande table en bois :

- Vous êtes un lâche, s'emporta son père.

- Au moins je ne suis pas un traître !

- Fumier, rugit-il en se jetant au col de son adversaire.

Il fut rattrapé par deux autres officiers qui le maintinrent.
- Echtelion ne rendait pas les choses plus difficiles, dit l'un d'eux.

- Lâchez-moi, explosa-t-il. Je ne laisserai pas mes hommes, je serai avec eux avec ou sans votre autorisation.

- Capitaine, intervint l'un d'eux, il faut bien avouer qu'il a des capacités de commandement
qui pourrait nous être utile. Il est particulièrement apprécié parmi ses hommes.

- Ce ne sont plus ses hommes en revanche ce sont les miens.

- Je vous ai assez écouté, capitaine, dit-il avec un regard assassin. Mes hommes me sont fidèles et que vous le vouliez ou non c'est moi qui mènerait cette attaque.

Echtelion repoussa ses deux gardiens et partit vers la porte centrale.

- Vous n'en avez pas le droit Echtelion, je vous l'interdis!

- Eh bien je le prends ! Adieu capitaine cria-t-il.

- Gardes, arrêtez-le!

Mais ses ordres se noyèrent dans le chaos ambiant et ceux qui l'entendirent n'esquissèrent pas un geste pour le rattraper. Le petit Ukaze vit sa mère courir vers son père et se jeter à son cou. Ils restèrent quelques minutes étreints durant lesquelles sa mère sanglota et dodelina mécaniquement de la tête. Ils finirent par échanger un baiser passionné et il lui caressa affectueusement la joue avant de repartir vers sa compagnie.
Les hommes étaient rangés en formation devant l'immense porte de la citadelle.
Echtelion arriva derrière ses hommes et deux officiers s'avancèrent vers lui. Les soldats qui le virent passer commencèrent à taper discrètement sur leur bouclier produisant comme un tambour de guerre.
L'officier commandant blêmît en voyant arriver le grand Krytien.
- Commandant, dit Echtelion, c'est moi qui prends la tête de ces hommes, dit-il à voix haute.
La nouvelle se répandit comme une trainée de poudre et il s'éleva de ces hommes une grande clameur.

- Qu'on me donne un bouclier ! Cria-t-il en enfilant son casque.

- Dis papa, pourquoi tu pars ? Dit le petit Ukaze au géant.

- Ukaze que fais-tu là ? Demanda-t-il d'une voix sévère avant de se radoucir. Je fais ça pour toi mon bonhomme. Tu comprendras tout ça quand tu seras grand. File rejoindre ta mère.

Accroupi, le géant grogna pour lui-même :
" Que Dwayna te garde mon fils "

- Votre bouclier, commandant !

- Merci. Es-tu avec moi Ephyas ? lui demanda Echtelion, en agrippant l'avant-bras de l'homme qui le lui tendait.

L'homme le regarda avec un regard compatissant et chaleureux :
- Je l'ai toujours été commandant, comme tous vos hommes.

- Bien, répondit-il simplement, en marchant le long de la colonne de soldats.
L'officier en second fit se tourner la colonne pour qu'elle fasse face à son commandant.
- Je ne suis pas ici en quête de rédemption, je suis ici parce que la Kryte est mon foyer. Je me fous de vos peurs. Le royaume de Kryte ne tombera pas sans se battre, il ne tombera pas aujourd'hui !

Dégainant l'épée qui pendait à ses côtés, il la leva vers le ciel et hurla :

- Pour la Kryte !
Il fut repris par des centaines de voix soudain galvanisées.

- Pour la Kryte, hurla-t-il de nouveau pendant que les portes géantes de l'avenue centrale s'ouvraient au chaos.

Echtelion prit place à l'avant de la colonne et regarda l'étendue de terre parsemée de cadavres qui s'étendait devant lui. La précédente sortie avait été un cuisant échec et les pertes, colossales. Au loin, il pouvait apercevoir les grands centaures, les yeux chargés de haine et prêts au combat.

- Ephyas, les hommes sont-ils tous formés à la stratégie du portail ?

- J'ai continué à le faire comme si c'était vous Aldric.

- Je vous ai toujours aimé, faîtes passer le mot, lieutenant.

Le petit Ukaze suivit sa maman qui montait les escaliers des remparts à la hâte. Les yeux chargés de larmes elle se teint au mur crénelé, le regard braqué vers les portes ouvertes de la cité. Le temps semblait s'être suspendu et elle sentit une douce brise lui caresser le visage. Il était loin le temps où elle avait épousé par amour ce beau jeune homme noble. Elle prit son fils par la main et s'aperçut qu'il regardait entre les créneaux. Un silence de mort tomba sur la ville et le champ de bataille. Comme si l'avenir de l'humanité toute entière dépendait de cette bataille. Aussi loin que se souvienne Léona, la situation n'avait jamais été aussi critique.
Les habitants présents sur les remparts virent leurs protecteurs se déployer en passant la porte. Le commandant Echtelion était seul devant, la lame de son épée tapotant la terre. Derrière lui, quatre schiltrons composés chacun d'une quarantaine d'hommes, une vingtaine sur l'extérieur et une vingtaine à l'intérieur. Venait ensuite le gros des troupes formant un groupe relativement homogène qui se fragmenta en deux flancs protecteurs et en une ligne de front. Ils piétinèrent à contrecœur les corps mutilés des camarades tombés au combat avant eux.
Les archers et trébuchets de part et d'autre avaient cessé leurs tirs, rendant la scène presque surréaliste. Les minutes qui passèrent furent comme suspendues dans le temps.
Le soleil levant commençait à chauffer les plaques métallique de ces soldats disciplinés ; la sueur faisant son apparition sur leur visage casqué, déformé par la tension.

Le commandant espérait que les centaures se décident à passer à l'attaque, empli de l'orgueil de leur précédente victoire. Mais l'attente devenait longue. Dans son dos, Le  frottement des battants l'un contre l'autre, indiqua au commandant que la retraite lui était pour le moment coupée. Il savait que les centaures n'étaient pas fous et qu'ils ne s'approcheraient plus aussi facilement à portée de flèches. Il finit ainsi par déplacer sa compagnie au-delà de la dernière flèche fichée dans le sol. Les centaures commencèrent à renâcler et à témoigner des signes d'impatience. Un centaure au buste immense apparut au milieu des autres. Des remparts on pouvait voir la masse de centaures s'écarter devant ce qu'il semblait être leur chef. Il s'immobilisa en tenant fermement  deux grandes haches dans ses mains.

- Humain, tonna-t-il, tu es venu mourir comme tes ancêtres ?
- Centaure, répondit Echtelion, rends toi et je serai magnanime.

Le commandant savait qu'il avait fait mouche, que le centaure n'aurait d'autres choix que de faire attaquer ses troupes. Et il le fit, en ruant et en beuglant.
Les centaures décochèrent une pluie de flèches avant de charger. Les hommes armés d'un bouclier à l'intérieur des schiltrons protégèrent leurs camarades et les centaures s'élancèrent dans une charge terrifiante.

Echtelion battit en retraite entre deux schiltrons pour rejoindre la ligne de front.

- À mon commandement, hurla-t-il pour couvrir le vacarme.

Les centaures avalèrent la distance avec une vitesse inouïe et fondirent sur les schiltrons disposés de telle manière qu'ils se couvraient les uns les autres à l'aide de leurs longues lances. Les premiers centaures s'embrochèrent sur les lances tandis que d'autres continuaient d'affluer.

- Maintenant ! Hurla le commandant.

Et comme par magie, les soldats à l'intérieur de chaque schiltron disparurent en une fraction de seconde pour réapparaître à une trentaine de mètres derrière la ligne de front centaure. À peine réapparu, les hommes tailladèrent leurs ennemis à portée de main, créant un deuxième front qui prit leurs ennemis par surprise. Cela créa l'élément de diversion dont avait besoin Aldric Echtelion, qui fit contre-attaquer ses hommes dans une charge vibrante.
Les Krytiens qui regardaient la scène depuis les remparts du Promontoire Divin, exultèrent et applaudirent la stratègie du commandant. La première vague de centaure était prise entre le marteau et l'enclume et le coup le plus dur devait être porté maintenant.

Les soldats Krytiens brisèrent la ligne et bondirent sur leurs ennemis les plus proches, tuant les centaures surpris par dizaines. La deuxième ligne progressait à une vitesse prodigieuse pour rejoindre la première. Mais l'effet de surprise se dissipait et les centaures étaient de plus en plus nombreux à comprendre la situation.

Echtelion poussa ses hommes vers l'avant. Son bouclier para une attaque à l'espadon qui le déséquilibra et il roula sur le flan de l'équidé. Il se servit du flanc du centaure pour se stabiliser en entaillant celui-ci sur toute la longueur. Il extirpa sa lame rouge de sang et un jet éclaboussa son visage, sa barbe et son plastron. Il effectua un moulinet avant d'enfoncer sa lame et de la faire vriller dans le poitrail d'un nouvel ennemi. Il l'arracha dans la foulée juste à temps pour parer l'attaque qui aurait pu tuer l'homme à sa gauche.

- Ephyas, hurla-t-il.

Le commandant tentait de rejoindre son second mais une cinquantaine de centaures lui barrait encore la route. À la pointe de l'attaque Krytienne, il ne pouvait pas partir tout seul faire la jonction.

L'espace de manœuvre était bien faible dans la mêlée et bouger ses bras au milieu de tous ces chocs devenait une épreuve. Il tourna son regard sur sa droite et aperçut un soldat allongé sur le dos, un centaure au-dessus de lui, qui continuait à parer les coups à l'aide du bouclier attaché à son poignet. Il s'élança sur sa droite, brisant la protection de ses flancs, et courut sur son ennemi, son écu sur sa poitrine. Il bomba le torse et impacta le centaure de toutes ses forces, qui s'écroula sur le côté. À genou au-dessus de lui, il assomma sauvagement celui-ci à coup de pommeau avant de lui trancher la gorge pendant qu'il agitait violemment ses pattes. Le souffle coupé, il agrippa l'homme à terre et le releva avec une facilité déconcertante. Sans prendre de pause il se rejeta dans la mêlée.

Bien vite les centaures s'échappèrent de ce goulot d'étranglement pour se regrouper sous la bannière de leur chef qui réorganisa une nouvelle charge.

- Commandant !

- Ah Ephyas, souffla-t-il en regardant l'homme qu'il soutenait par les épaules.  

- J'ai perdu une douzaine d'hommes et j'ai compté une bonne quarantaine de blessés dans les rangs.

- Fais reculer les troupes pour évacuer les blessés, dit-il en enlevant son casque.

Une volée de flèches s'éleva dans les airs et le commandant appela les gardiens. Ils formèrent une pointe de triangle et alternèrent l'apparition de murs de lumière renvoyant les projectiles pour couvrir leur retraite. Voyant que leurs flèches n'atteignaient aucune cible, les centaures chargèrent, fous de rage. Les huit hommes avec lui jouaient de leurs lignes de protection dans tous les sens pour protéger leur retraite, mais les centaures les encerclaient petit à petit.

D'où elle était, Léona voyait bien qu'à ce rythme les blessés n'auraient pas le temps de passer les portes malgré les deux portails de passage consécutifs qu'ils venaient d'emprunter. Elle voyait d'en haut la mâchoire se refermer sur son époux. À ses côtés, les archers de la Kryte recommencèrent à faire pleuvoir leurs flèches dans le but d'assister leurs amis.  Mais cela n'eut aucun impact sur le moral des centaures, car quand un des leurs tombait, il était remplacé par deux autres, animés de la même soif de vengeance.

- Aldric ! Replis toi, lui cria Ephyas.

Mais le commandant savait que la distance qui le séparait de ses troupes était trop grande et que s'il cessait de ralentir leurs poursuivants ils fondraient sur eux en un rien de temps. Pire, il pourrait envahir la cité par la porte si celles-ci n'étaient pas bouclées.

- Ephyas ! Boucle les portes, ordonna-t-il.

- Non, Aldric, non !

Mais déjà le commandant s'était adressé à ses hommes et il n'eut pas besoin de leur avis pour savoir qu'ils étaient prêts à donner leur vie. À une trentaine de mètres de la porte, les neuf hommes avaient stoppé leur progression et entendirent les portes se fermer dans leur dos ; la cité était sécurisée.
Avant d'être englouti par la marée centaure, Aldric vit se dessiner les contours de son épouse, en larmes sur les remparts, hurlant son nom. Oui, cette femme valait bien son sacrifice. Aldric jeta son heaume et d'un seul homme, les Krytiens se jetèrent vers leur destinée.

*****

Ukaze se réveilla en sursaut, trempée de sueur. La pièce était encore plongée dans le noir  et il se retourna vers Kana dont il n'arrivait pas à discerner les contours. À tâtons, il chercha ses effets personnels posés sur une chaise, les enfila et sortit sans bruit.  La lumière du jour se résumait en un point orangé à l'horizon et Ukaze doutait d'avoir dormi bien longtemps.

Vaguement réveillé, il monta sur les remparts pour observer le jour se lever. Il s'accouda au mur crénelé et sursauta quand il découvrit la silhouette de Kana à moins de deux mètres de lui, dans la même position.

- Kana, vous ne dormez pas?

- Non, non, dit-il, j'ai le sommeil léger par moment.

- Vous voulez dire que...?

- Je crois bien être sorti au moment où vous avez crié le nom d'Aldric, fit-il nonchalamment.

- Je...Je suis désolé.

- Comment pouvez-vous l'être ? Ne me jugez pas quand ce sera mon tour voulez-vous ? Allez vous préparer lieutenant, votre première journée va être longue.

- Vous ne cesserez jamais de m'étonner Kana, rétorqua l'officier en se retournant, pour la deuxième fois qu'ils se connaissaient.

- Quand j'arrêterai c'est que je serai mort. Montrez-moi qui vous êtes au lieu de vous lamenter. Et par pitié ne me dites jamais que c'est Dwayna qui m'envoie.
Le lieutenant acquiesça en souriant et quitta lentement les remparts. Il laissa Kana à ses pensées, baigné par les premiers rayons du jour. "Encore une belle journée pour la Kryte", essaya-t-il de se convaincre.
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Message par Venxx le Mer 28 Jan - 20:35

Coucou alors voilà ça fait un moment que je n'en avais pas fait et il y a quelques jours j'ai eu envie de m'y remettre. En espérant que vous allez apprécier. N'hésitez pas pour les remarques (si il y a des fautes d'orthographes je m'en excuse ! je fais de mon mieux)
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Chapitre 5 :
La lumière du jour commençait à peine à filtrer à travers les barreaux de sa cellule, que Venxx, partiellement endormit, entendit le bruit caractéristique de clés que l’on tourne dans une serrure. Cela faisait déjà quelques jours que le guerrier attendait dans sa cellule, il y avait été enfermé pour « indiscipline » et « insubordination ». L’intéressé ne trouvait pas cela justifié pour autant.
Il attendait donc depuis un moment sa libération mais il fut toutefois surpris lorsque son geôlier déverrouilla sa porte. Il lui tendit ses effets et grommela d’une voix à peine réveillé :

- C’est bon t’es libre !

Avant même que Venxx n’est pu répliquer, le garde était déjà repartit en baillant. Le fraichement libéré rassembla ses affaires et se releva. Il se sentit prendre 30 ans tellement son dos était raide, ses articulations craquaient et ses membres étaient engourdis par l’inactivité de ses derniers jours. Il claudiqua quelques secondes le temps de retrouver toute sa motricité puis sortit de la prison. Il passa devant les geôliers à moitié endormis les salua de la tête et s’engagea dans la cour du fort.

Le soleil se levait à peine sur le fort, ce qui dessinait à certains endroits des ombres étranges sur les murs d’enceintes. Le lieu s’éveillait petit à petit, des hommes émergeaient des casernes, les forgerons mettaient en route leurs fourneaux et les charpentiers ré aiguisaient leurs outils.

Venxx apostropha le premier soldat qui passa près de lui, lui demandant les dernières nouvelles du fort. Une brève réponse l’informa que rien de bien important ne c’était produit. Il avait tant de chose à faire et à la fois si peu de motivation qu’il s’interrogea sur ses prochaines actions. Cependant une étrange odeur émanait de ses vêtements ce qui le força à se décider pour un bain. Il se dirigea alors vers ses appartements.

Bien que modeste, ses quartiers étaient toutefois mieux que les lit de camps du dortoir. Il jeta ses quelques affaires sur son lit puis se dirigea dans une petite pièce au milieu de laquelle trônait un bac en bois. Etonnamment, celui-ci était rempli, et remplis d’eau chaude qui plus est ! Il vit une bref note où était griffonné :

« Un petit remerciement pour le cerf ! Sa vous fera sûrement plaisir à votre sortie »

Venxx apprécia l’attention et se promis de le remercier. Il se déshabilla prestement et plongea son corps dans le liquide fumant. Au contact de l’eau chaude, ses muscles et articulations endoloris se détendirent, puis l’homme apprécia son bain en silence.

Il ne sortit de l’eau que lorsque celle-ci fut un peu trop froide ! Il se vêtit d’une simple tunique en laine, puis se dirigea vers sa couche en vue de trier ses affaires éparpillées. Il vit alors son espadon et sa cotte de maille encore tâchés de sang. Il entreprit alors de trouver le forgeron pour qu’il s’occupe de rendre à son attirail un semblant de propreté. L’un des avantages d’être un officier. Il sortit de ses appartements et partit vers la forge à grandes enjambés. Il y trouva le forgeron en train de battre un fer rouge à grand coup de marteau. Il lui expliqua son problème puis lui présenta son équipement souillé. Le forgeron accepta contre son grès dans un ronchonnement et lui signala que ce serait prêt le lendemain.

Il quitta la forge et se dirigea vers la caserne en vue de prendre un bon repas, chose qu’il n’avait pas eu l’occasion de faire depuis le jour où il était parti pour de sa dernière mission. Il s’installa sur l’un des bancs et héla le restaurateur. Celui-ci lui apporta une pleine écuelle ainsi qu’un bon morceau de pain et de fromage. Pendant qu’il engloutissait son repas, divers soldat l’apostrophèrent en lui reparlant de sa détention ou de l’état du Lieutenant Elward après son entrevue avec les nouveaux arrivants. Apparemment on ne parlait plus que du Lieutenant Echtelion et de sa suite, dans le fort. Une fois son repas terminer, Venxx s’excusa auprès de ses camarades et les laissa continuer leurs discussions, il lui restait encore beaucoup à faire.

Il alla voir son supérieur directe afin de lui demander si il avait des ordres de missions ou d’autres corvées à lui données. Apparemment il n’en était rien. Venxx pensa pour lui-même que c’était plutôt bien que le lieutenant Elward soit occupé par les nouveaux arrivants.

Il flâna un peu dans le fort jusqu’à arriver près de la zone d’entrainement. Là, 2 soldats se battaient à l’épée. Ils échangeaient de nombreux coups.

L’un avait l’avantage, et en profita pour poursuivre son assaut jusqu’à ce que l’autre perde l’équilibre et tombe sur son derrière. Sa défaite fut suivit de quelques quolibets et autres railleries. C’est là que le vainqueur aperçu Venxx. Il l’appela alors :

- « Tiens ! Regardez qui voilà ! Le sergent Venxx ! Enfin sorti de prison ? que diriez-vous de voir vous et moi si vous n’avez pas un peu perdu en dextérité durant votre séjour ? »

- « Si tu n’as pas peur de te faire écraser il n’y a pas de problème. » Répondit l’intéressé. Cela allait lui permettre de se défouler et un entrainement est toujours bon à prendre.

Venxx s’avança vers le centre du terrain. Il s’agissait d’un cercle de sable entouré par les supporters qui délimitaient le terrain. On lui donna une épée, qu’il saisit fermement, puis alla se placer à distance raisonnable de son adversaire. Celui-ci arborait un sourire que Venxx n’allait pas tarder à faire disparaître, enfin il l’espérait.

Le coup d’envoi fut donné. Les 2 combattants se mirent à tourner autour du terrain, chacun s’observant, tentant de prévoir le premier coup. Venxx s’élança d’un bond et abattit son épée, son adversaire bloqua son coup sans grand mal. Venxx continua dans son élan et abattit une pluie de coup sur son adversaire, visant différents endroits pour le pousser à l’erreur. Le sourire de l’autre duelliste s’effaça à mesure des assauts et se transforma en grimace. Il parvint à dévier le dernier coup, suffisamment pour faire perdre à Venxx son élan, il n’attendit alors pas une minute et passa à la contrattaque. Cette fois-ci se fut Venxx qui fut en difficulté. Son adversaire enchaina différentes bottes que Venxx avait de plus en plus de peine à contrer. Il parvint cependant à placer une parade efficace qui repoussa son adversaire. Ils s’éloignèrent l’un de l’autre, chacun jugeant leurs fatigues. Il était tout deux essoufflés. Venxx connaissait la force de son adversaire pour l’avoir combattu plusieurs fois : des coups rapides pour te déséquilibrer ainsi qu’une très bonne parade. Venxx savait que charger un tel adversaire n’était pas la meilleure solution. Les paroles de son maître d’arme lui revint alors à l’esprit, à l’époque où il faisait ses classes.

Un drôle de bonhomme en fait ! Une moustache pareille à celle d’un morse et une voix bourrue. Sa méthode de travail : à force de prendre des coups on veut tout faire pour ne plus les prendre. Les années les plus douloureuses de sa vie. Mais le vieux lui avait appris une chose essentielle : qu’il y avait une différence entre un duel et un combat, et cette différence, Venxx allait l’apprendre à son adversaire.

Il recula un peu plus, son adversaire l’attendait, il en était certain ! Il chargea épée en l’air comme le ferait un débutant. Son adversaire mordit à l’hameçon, un large sourire s’étira sur le visage de l’intéressé, surement pensait-il la victoire en poche. C’est là que Venxx lui fit une petite spécialité de son cru. Il baissa rapidement son épée et se jeta au sol pied en avant. Son adversaire surpris n’u que le temps d’ouvrir des yeux écarquiller avant de voir ses jambes faucher par un puissant tacle. Il s’écroula. Venxx se releva prestement et posa la pointe de son épée sur la gorge de son adversaire aux tibias douloureux. Celui-ci s’exclama alors en grognant :

- « C’est pas du jeux ça ! »

- « Tu crois que tes ennemis la joueront à la loyale ? On n’est pas à la cour de la reine avec des champions qui attendront que tu ramasses ton épée. » rétorqua le Sergent victorieux.

Puis il s’éloigna vers l’extérieur du cercle pour boire une gorgée d’eau. Les acclamations de ses camarades l’entouraient. Il était heureux d’avoir gagné. C’est alors qu’une voix venu de par-delà la foule se fit entendre :

- « Vous avez l’air de vous amuser ici ! Je peux participer ? »
La foule s’éventra, et là vint le colosse de la troupe du lieutenant Echtelion. Etrangement il n’y avait pas que la foule autour du colosse qui s’était écarté, celle autour de Venxx également. Il se retrouva donc nez à nez avec le dénommé Kana.

- « Ce serez-vous mon adversaire ? » demanda-t-il

- « Apparemment oui ! » répondit-il en regardant rapidement autour de lui

- « Quelles sont vos armes ? »

- Venxx regarde l’arme qu’il avait en main et dit : « Ca je suppose »

- « Ok » répondit le géant avec un sourire en sortant son énorme espadon de son fourreau.

Venxx déglutit avec difficulté, comme pour le précédent combat il se plaça à portée raisonnable de son adversaire, voir même un peu plus loin. Au fond de lui-même il se disait qu’il allait se faire pulvériser. Il analysa la carrure de son adversaire, et se dit qu’il fallait jouer en vitesse et en tactique. Même si il ne fallait pas le sous-estimer. Il pensa également que le coup du tacle passerait moyen, vu les cuisses de taureau que portait son opposant.

Le coup d’envoi fût donner, les acclamations de la foule était bien plus fortes qu’auparavant. Kana chargea avec une vitesse qui surprit Venxx. Il parvint toutefois à effectuer une agile roulade sur le côté. Le guerrier fit volteface et chargea à nouveau, tranchant l’air en direction de Venxx. Il esquivait coup sur coup, la vitesse du colosse était surprenante. Suite à un coup plus lent que les autres Venxx contre attaqua. Il porta des coups bien plus rapides. Bien qu’il fût plus difficile de bloquer avec un espadon, Kana se débrouillait à merveille. Il maniait cette arme d’envergure avec dextérité. Le seul défaut potentiel qu’il lui trouva ce fut peut être son manque de mobilité. En même temps c’est difficile de parer et de bouger dans tous les sens. A un moment, le géant fut lasser de rester sur la défensive, il repoussa son adversaire d’un coup violent de son espadon. Venxx recula prêt à esquiver mais, trop tard ! L’espadon de Kana était sur lui, il tenta le tout pour le tout et mis son épée en parade. Le choc fut violent, l’épée du colosse fut déviée mais celle de Venxx fut littéralement brisée en deux.
Les 2 adversaires reculèrent et Venxx leva les mains en l’air et dit :

- « C’est bon je me rends ! »

Kana acquiesça et rengaina son espadon :

- « Ce fut un beau combat ! » répondit-il en lui tendant la main

- « En effet ! vous êtes très fort ! » dit-il en lui serrant fermement la main

- « Il faudra qu’on remette ça ! quand vous aurez une meilleure épée »

- « Oui avec plaisir ! » dit-il tout en regardant le morceau de pommeau qu’il tenait dans la main.

Kana fendit à nouveau la foule et s’éloigna sous le bravo des soldats du fort. Bien qu’aillant perdu, ses camarades le félicitèrent pour son combat. Il restait toutefois dans sa bouche le goût amère de la défaite et se dit pour lui-même qu’il aurait sa revanche. Il jeta ce qui restait de son arme, puis s’installa sur le côté pour observer les prochains combats.

L’après-midi passa sans même qu’il s’en rende compte. Les combats se succédèrent les uns après les autres avant de virer vers un concours de tir à l’arc puis à des matchs de lutte. Venxx regarda ces différentes compétitions d’un air amusé et participa même au concours de tir duquel il ne s’en sortit pas trop mal.

Alors que le soleil entamait sa longue descente, Venxx quitta la zone d’entrainement pour se rendre à ses appartements, il devait rédiger son rapport de dernière mission. Cette tâche lui pris un certain temps et lorsqu’il sortit pour aller diner ; le soleil était quasiment couché. Il entra dans la caserne et s’assit à côté de ses camarades. Le cuisinier lui apporta son repas : un steak à point et quelques pommes de terre. L’ensemble étant accompagné d’un pichet de vin.

C’est lorsque son repas fut fini qu’il vit un homme assit un peu à l’écart, il buvait son godet, le regard dans le vague, en proie à une intense réflexion, visiblement. Il s’agissait de l’un des autres compagnons du lieutenant Echtelion, mais étrangement son visage lui était plus que familier. Il s’approcha de la table et le salua :

- « Bonsoir ! Comment se passe votre intégration au camp ? »

- « Je n’ai pas à me plaindre. Je prends mes marques. »

- « Excusez-moi mais quel est votre nom ? »

- « Je me nomme Arlyr ! Vous c’est Venxx n’est-ce pas ? »

Ce nom fit *tilt dans sa tête :

- « Ah ! Je me disais bien que je vous connaissais ! Nous avons fait une partie de nos classes ensemble ! »

- « En effet ! Je dirais même pendant 2 ans ! »

Et tout deux passèrent une partie de la soirée à se relater des évènements et des bétises qu’ils avaient vu ou fait durant leur formation.

Se faisant tard, et les dernières nuit n’ayant pas été bonne, Venxx se mit à bailler. Arlyr lui envoya une légère pique :

- « Tu fatigues ? »

- « Disons que j’ai connu de meilleurs nuits ! »

- « Ah oui les cachots ne sont généralement pas très confortable pour les grasse mâtinés »

- « Oui c’est sûr » L’acquiesça-t-il avant de rependre sur un ton plus sérieux, « Dis-moi je me demandais…. Qu’est-ce que vous faites ici ? »

- « Comment-ça ? »

- « Bah qu’est-ce que toi et ta troupe faites ici ? Je doute que Thackerey vous envoie uniquement pour observer l’état du fort. Vu le nombre de plainte qu’il doit recevoir par mois, il n’a pas vraiment besoin d’équipe sur place pour connaitre l’ampleur des dégâts. »

- « Humm…. Je ne peux t’en parler. Si tu n’es pas au courant c’est pour une bonne raison. »

- « ok pas de soucis ! »dit-il d’un ton compréhensif « bon sur ce je vais aller me reposer. Bonne nuit ! »

- « Bonne nuit ! »

Il laissa Arlyr là et se dirigea vers ses quartiers. Il avait hâte d’aller se coucher, il sentait la journée de demain bien plus compliqué que celle-ci……….
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Message par Ukaze le Ven 26 Juin - 11:22

Chapitre 9 :

Accompagné d'Arlyr, le lieutenant Echtelion descendit la pente menant à Forta Salma jusqu'à la limite des habitations. Aux yeux d'Ukaze, Fort Salma était loin d'une forteresse imprenable. Cela s'apparentait même plus à un fromage troué qu'au terme de forteresse. Le fort était juché au sommet d'une petite colline et lové contre une paroi rocheuse. Au sud, l'on devait emprunter un pont étroit, surplombant un cours d'eau, pour y arriver. À l'est  s'étendait la route principale ainsi qu'une grande plaine sans aspérités.
A l'angle de chaque chemin de ronde, quelques plateformes a peine surélevées servaient de postes d'observation et de tours de garde.

- Maigres positions défensives, entama Ukaze en désignant l'arche de la grande porte et les différents angles que comportaient les remparts.

- C'est la première fois que je viens ici Ukaze, je dois vous avouer que je suis surpris.

- On est bien loin de la forteresse des Veilleurs. La partie sud n'offre aucune possibilité de contre attaque en cas de siège si ce n'est ce pont. Les trébuchets taminis pourraient nous réduire en cendre sans que l'on puisse bouger le petit doigt. Vous allez repartir voir le capitaine Thackeray pour lui faire part de mes constats et des améliorations qu'il va nous falloir apporter à la structure.

- Je suis là pour ça.

- Je vais vous escorter jusqu'à Claypool, maintenant que je sais que la route n'est pas sûre. De là vous pourrez rejoindre le Promontoire sans encombres. De mon côté, j'en profiterai pour voir ce que ce village peut m'apporter.

La rosée du matin humidifiait le métal de l'armure classique des Séraphins qu'Ukaze arborait naturellement.  
- Qu'espérez vous y trouver ?

- J'ai juste besoin d'équipement et de deux ou trois renseignements.

- Tant de mystères lieutenant, railla Arlyr en regardant le cours d'eau par dessus la balustrade du pont.

- Ahah, rit Ukaze, le maître queue révèle t-il ses recettes au premier venu ?

Sur la place de Claypool, quelques heures plus tard, Ukaze remit discrètement à Arlyr un pli cacheté à destination de Thackeray. Arlyr reprit la route après une brève accolade.
- On fait quoi Ukaze, on rentre? Râla Kana.

- Non, quartier libre pour une heure. Je ne vous empêche pas d'aller à la taverne mais je vous veux opérationnel dans une heure. Et pas de scandale messieurs, s'adressa-t-il aux six Séraphins les accompagnant.
Après le salut réglementaire, les hommes s'éparpillèrent laissant Kana et Ukaze sur la place.

- Tu vois ce que je vois ? Demanda Kana en pointant du doigt l'entrée du village.

- Aussi bien que toi mon ami.

Une femme entourée de quatre gardes avançait d'un pas énergique entre les passants trop occupés à vaquer à leurs occupation pour y prêter attention.
Le soleil de midi illuminait sa longue chevelure blonde et son visage d'une rare beauté. Elle traversa la place et se dirigea vers l'allée marchande de la bourgade. Elle disparut à l'angle de l'auberge aussi rapidement qu'elle était apparu.

- Curieux, dit simplement Ukaze en se retournant vers le puits.
- Quoi ? Marmonna Kana les yeux toujours rivés vers l'angle de la rue.
- Laissez tomber mon vieux, ricana-t-il.
- Cessez de persifler Ukaze, rétorqua Kana.
- Oh je persifle, voyez vous ça. Essuyez votre bave, je vous paie un verre.
- J'aime beaucoup la facilité avec laquelle tu manies le vouvoiement arrogant. Mais j'accepte, s'exclama-t-il enthousiaste.

Avant de repartir vers l'auberge de la place, le lieutenant tracta un seau depuis le fond du puits. Il s'en saisit et le déposa sur le rebord pierreux afin de remplir la gourde qui pendait a son ceinturon. Par réflexe il fit coulisser la lame dans son fourreau comme pour d'assurer qu'elle était prête à servir.

- Si tu veux mon avis, reprit le colosse, c'est une noble. Je suis sûr qu'elle est arrivée par le réseau de portail.

- Je ne te connaissais pas coureur de jupon l'ami, ironisa Ukaze. Si tu avais ouvert ton champ de vision tu aurais vus que les uniformes des gardes arboraient l'emblème de la Lame Brillante.  

- Et ?

- Et la Lame Brillante protège la Reine ! Mais où as-tu fais ton éducation ?

- Ça va Ukaze, j'ai bien vu que ce n'était pas la reine Jenna.

- La Reine doit probablement faire escorter ses dames de compagnie quand elle leur confie des missions.

Une légère brise se leva et un corbeau les survola en croassant, agacé, alors que les deux hommes avaient pris la direction de la taverne. Le petit établissement ne payait pas de mine. Au second et dernier étage, une petite enseigne ne pendait plus que par un côté sur une petite perche, lui donnant un petit air négligé. Mais de temps en temps, la porte s'ouvrait pour déverser sur la place une foule de clients joyeux et chantonnant, et parfumer d'une odeur de viande grillée les pourtours de la bâtisse.
Arrivé devant la porte de bois, Ukaze perçut les bribes d'une conversation enlevée et se figea, alerte.

- Plus tard la bière c'est ça ? Demanda Kana.

Sans même répondre, le lieutenant contourna la façade et écarta aimablement les badauds qui commençaient à s'amasser autour de la scène. Devant un étal, la beauté aux cheveux blonds qu'ils avaient aperçu un peu plus tôt, échangeait de vifs mots avec un marchand. Un de ses gardes se tenait à proximité de celui-ci, l'air menaçant, tandis que les autres créaient un périmètre autour de la femme de noble lignée.

- J'exige donc le remboursement de cette fiole de teinture!

- Et je vous dis madame qu'il n'en ait pas question.

- Préfèreriez-vous que je vous fasse passer à tabac? Tonna la femme, menaçante.

- Que se passe-t-il ici ? intervint abruptement Ukaze, le colosse sur ses talons.

- Quel impudent ose m'affronter ? tempêta la noble en se retournant.
Ukaze s'arrangea pour couvrir de sa voix le bruit ambiant et ramena le calme :

- Lieutenant Ukaze Echtelion, garde Séraphine. Je vous somme de vous expliquer sur le champ.

- En quel honneur, lieutenant, demanda-t-elle d'un air dédaigneux.

- Vous venez de proférer des menaces sur un territoire dont j'assure la protection. Je vous demande de vous expliquer sans plus tarder sans quoi je devrai recourir à la force pour vous escorter à la sortie de ce village.

- Oh je vois, un jeune lieutenant zélé, passez votre chemin cette affaire ne vous concerne pas.

- Vous êtes bien loin de votre palais madame.

- Comtesse...

- Eh bien soit, comtesse, si tel est votre titre. Marchand, que te veux la comtesse ?

Surpris, le marchand s'inclina et répondit que celle-ci venait se plaindre quant à la couleur d'une teinture qu'elle lui avait achetée. De ce qu'il comprit, la teinture "flamme" ne répondait pas aux attentes de la plaignante.

- J'exige d'être remboursé !

- Mais la fiole est a moitié vide, protesta le marchand.

Ukaze prit le partie d'interrompre la comtesse au milieu de sa phrase de réponse.

- Ca suffit ! Marchand je te propose de faire un geste commercial signe de ta bonne volonté et de ton honnêteté. Quand à vous comtesse, je vous escorterai au Promontoire personnellement et nous irons voir le capitaine Thackeray ensemble pour dissiper cet incident.

- Kana, rassemblez les hommes et faites disperser la foule.

- Quelle insolence !

- Il suffit comtesse, songez à l'image que vous renvoyez de la Reine, dit le lieutenant sur un ton qui ne souffrait aucun commentaire.

La noble avait voulu répliquer. Cela faisait tellement longtemps que personne ne s'était opposé ouvertement à elle. Elle se sentit honteuse et perdit toutes velléités. Mais qui était donc ce lieutenant qui osait ainsi tenir tête aux proches de la Reine ?
Elle se tut et détourna les yeux pour  croiser le regard d'un bleu très intense du grand soldat derrière l'officier. Elle n'aurait su dire quelle expression se dégageait de ces yeux mais pendant une brève seconde elle ressentit une profonde quiétude.
La foule se dispersa sous les encouragements virils du colosse pendant que le marchand tendait une petite bourse de cuir à la demoiselle qui l'accueillit avec une inclinaison de tête.

- J'ai dis aux hommes de rentrer au fort sans nous attendre, lieutenant.

- Tu as bien fait Kana, accompagne la comtesse au portail, j'arrive.

Le colosse s'inclina pour inviter la comtesse à passer devant. Elle claqua des doigts à l'intention de sa garde et passa devant Kana, le menton fièrement levé. Ukaze s'attarda à discuter dans la rue. Le marchand pour lequel il était intervenu passa d'étal en étal avant de revenir.

- Quelques confrères m'ont parlé du Promontoire mais je ne peux pas vous l'assurer.

- Je vous remercie.

- C'est moi qui vous remercie lieutenant. Si vous aviez besoin de marchandises à l'avenir revenez me voir, je verrais ce que je peux faire pour vous.

Ukaze s'inclina respectueusement et se dirigea à grandes enjambées vers la sortie du bourg où il trouva Kana, la comtesse et un asura au teint vert, en grande discussion.

- Ah Ukaze, nous discutions des frais de passage.

- Il va de soit que les frais sont pour vous comtesse, répliqua le lieutenant en enlevant son casque et en découvrant ses cheveux blonds mi-longs.

La demoiselle le fusilla du regard et s'acquitta de la taxe sans mots dire. Ce qui amusa passablement le responsable asura du portail.
Les six passagers prirent place dans le cercle bleu tracé au sol. Au dessus d'eux, un tétraèdre parcourut de veinule bleues brillantes scintilla et quelques seconde après ils se retrouvèrent dans les jardins du Promontoire.

- Où allez vous comtesse ? Le bureau du capitaine Thackeray se trouve derrière moi, dit Ukaze en pointant une porte massive en acier.

- Vous allez trop loin lieutenant ...

- Allons comtesse...dit simplement l'aide de camp d'Ukaze en posant sa main sur son avant-bras.
Elle s'interrompit, interloquée par tant d'audace. Elle regarda l'homme, qui lui paraissait décidément très massif et se dégagea tout en le fixant.

- Soit, je verrai le capitaine Thackeray.

Ukaze ouvrit la porte qui donnait dans la salle des gardes où trônaient plusieurs bureau se simple facture. Deux messagers sortirent simultanément avec plusieurs rouleaux cachetés. Dans l'angle de la pièce à gauche, quatre soldats gardaient l'entrée d'un escalier derrière un officier attablé à un bureau. De l'autre côté de la pièce, l'entrée des geôles étaient gardée de la même manière. Le long des murs plusieurs statues à espaces réguliers s'alternaient avec des gardes et des râteliers d'armes de toutes sortes. Dans le grand hall central une multitude d'hommes allaient et venaient sortant de plusieurs portes latérales et dans le fond le capitaine Thackeray était penché sur une carte, les deux points sur la table. À ses côtés deux sylvaris discutaient entre eux. Lorsqu'ils s'approchèrent ils furent intercepter par un cordon de Séraphins que la comtesse renvoya à leurs activités.
Thackeray leva la tête étonné:

- Comtesse Nino que faites vous là?

- Bonjour Logan, je vous propose de le demander à votre serviteur zélé.

- Echtelion ? L'interrogea-t-il en le découvrant.

- Bonjour capitaine, la comtesse nous a gentiment proposé de l'accompagner sur ses deniers personnels après que nous l'ayons aidé à résoudre un problème à l'amiable. N'est ce pas comtesse?

La demoiselle sembla surprise par ce qu'elle entendait. Elle s'attendait à être sermonner au nom de l'intérêt de la Kryte, de l'image de la grandeur de la Reine...mais au lieu de cela, le jeune lieutenant se conduisait de manière étrange. Elle n'aurait si dire si elle lui en était reconnaissante ou si au contraire cela l'insultait. Elle cligna des yeux et dit difficilement :

- Je...eh bien...eh bien oui Logan.

- C'est fort avenant de votre part, répliqua celui-ci perplexe.

- La comtesse tenait à nous accompagner jusqu'à vous. Voilà qui est fait. Je vous raccompagne à mon tour jusqu'à la sortie comtesse.

La dame le foudroya du regard et se dirigea vers la porte toujours suivi des gardes de la Lame Brillante. Ukaze ouvrit la porte pour la laisser poliment passer. La comtesse Nino s'arrêta brièvement à sa portée en lui lançant un regard perçant :

- Et maintenant vous m'éconduisez, vous êtes un mufle lieutenant.

- Allons comtesse Nino, n'oubliez pas que vous me devez un service maintenant.

- Allez vous faire voir lieutenant, dit elle en franchissant le seuil.
Refermant la porte, Ukaze se tourna vers Kana qui avait suivi le mouvement :

- Tout a fait charmante, commenta Kana.

- Oui répondit distraitement Ukaze en revenant vers le capitaine, quelque chose me dit que nous ne tarderons pas à la revoir.

En revenant près de Thackeray, Ukaze capta la présence d'un asura, la mine sombre non loin du capitaine.
- Je ne sais pas ce que vous faites avec la comtesse Nino, Ukaze, dit-il sans quitter la carte des yeux, mais je vous préviens que c'est une fidèle partisante de la reine.

- J'espère bien qu'elle va s'empresser de lui raconter ses aventures capitaine.

- Qu'avez vous a me dire qui nécessite de faire chanter la comtesse ?

- En l'état, fort Salma me paraît très difficile à défendre. La contrée n'est pas sécurisée et la population ne croit plus en la garde Séraphine. Dire que c'est principalement la faute du commandant serait facile et je ne souhaite pas me répandre en insultes sur le personnage. Je vais remettre en place les patrouilles mais j'ai besoin de renforts, fussent-ils sortis de l'école.

Thackeray se redressa et pointa du doigt la carte en soupirant :

- Avant d'aller plus loin, nous avons un autre problème. L'Asura qui est ici, un certain Tyonnis, porte un message du conseil des Arcanes. Ils semblent préoccupés par des dysfonctionnements affectant certains de leurs points de passage. Ils craignent une généralisation des problèmes et nous demande d'enquêter sur le phénomène.

- Je n'ai pas constaté de problème dans celui que nous venons d'emprunter, fit Kana.

- C'est ça qui est étrange, certains sont affectés et d'autres pas. Je vous laisse retourner à vos occupations, j'ai fort à faire.

- J'ai besoin de recruter un stratège en particulier, reprit Ukaze.

- Intéressant, je me doutais bien que vous n'étiez pas venu au Promontoire pour rien. Tenez Ukaze, prenez cette bourse en cuir avec quelques pièces d'or.

- Je pense en effet que je peux en avoir besoin. Si vous n'y voyais pas d'inconvénient capitaine, je souhaite utiliser la fin de cette journée à ma guise.

- Cela ne me plaît pas, mais j'imagine que vous ferez selon vos plans de toutes manières. Vous pouvez disposer lieutenant.
Et d'un salut militaire, le capitaine congédia ses interlocuteurs.

- Dites donc Ukaze, j'ai la nette impression que vous ne m'avez pas tout dit, fit Kana en contemplant avec nostalgie la Cité Haute et le palais royal non loin d'eux.

- De quoi parlez-vous? Grommela Echtelion en descendant la rue.

Kana s'arrêta et empoigna fermement le bras du lieutenant :

- Vous êtes qui Ukaze? Personne ne vous connait mais vous avez vos entrées partout. On vous regarde tantôt avec crainte tantôt avec respect.

- Qu'est ce que ça peut vous foutre Kana? lâchez mon bras immédiatement.

- Ne me sortez pas la rengaine du type solitaire avec des problèmes que personne ne peut comprendre. On a tous nos problèmes.

Ukaze s'aperçut que tous les passants les regardaient et se radoucit. Depuis sa rencontre avec le colosse, il n'avait guère cherché à savoir ce que Kana pouvait bien vouloir faire au Promontoire. Il ressentit un profond sentiment de culpabilité à son égard. De quel droit le mettait-il en danger à ses côtés?

- Je voulais vous proposer de prendre votre après midi mais j'imagine que vous préféreriez éclaircir vos zones d'ombres.

- Et comment ! S'exclama le colosse.

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Message par Ukaze le Dim 16 Aoû - 19:02

Chapitre 10 : Une vieille connaissance

Les armures des deux compères scintillèrent sous le soleil brûlant dans les rues du promontoires alors que ceux-ci empruntaient la route secondaire de Lyssa. Le long de la route, un tas de marchands ambulants proposait un assortiment varié de mets locaux chargeant l'air de délicieux arômes. Avant de déboucher sur la place de Lyssa, Ukaze prit la direction du quartier de Salma.

- Que fait-on dans ce quartier? se risqua Kana.

- Tu voulais savoir non? Répondit abruptement Ukaze. C'est là, dit il au détour d'une ruelle.

Le lieutenant pointa du doigt une porte massive flanquée de deux colonnes en pierre. Celle ci était scellée et une inscription trônait en son centre : " Sur la décision de la reine Jenna, nul n'est habilité à franchir ces murs sans son autorisation. Contrevenir à cet arrêté pourrait entraîner la mort."

- C'est là, répéta-t-il.

- Ok c'est une porte et après?

Ukaze sortit une clé d'une bourse pendant à son ceinturon et la regarda gravement :
- C'est la clé de certaine de mes réponses dit Ukaze en s'avançant vers la lourde porte.

- Wowowow tu vas pas faire ce que je pense? S'inquiéta Soudainement Kana.

- Non Kana je ne vais pas ouvrir si c'est le sens de ta question.

Le lieutenant posa la clé sur le montant et la frotta affectueusement dessus.
- Bon c'est quoi l'histoire? Se détendit le colosse en s'adossant à l'huis et en croisant les bras.

- Le pire, c'est que je ne la connais pas. Ma mère est morte et m'a laissé une clé et un mot  énigmatique. Je sais au moins ce qu'ouvre la clé.

- Dans ce cas attelons nous à faire ouvrir cette porte, éructa le colosse.

- Crois-tu que je t'ai attendu pour cela, l'ami?

- Je dois avouer que la comtesse était un très joli coup. Enfin je veux dire que c'était bien joué avec la comtesse.

Ukaze regarda son interlocuteur les sourcils en accent circonflexe.
- Et merde, tu m'as compris Ukaze.

- Ouais, j'ai compris ouais, répondit-il en lui faisant un clin d'œil appuyé.

- Et ça y est tu t'en sors parce que ma langue a fourché !  

- Qu'est-ce que tu veux que te dise, apprends à parler, répliqua le lieutenant.

- Ahah c'est très fin. On va pas planter là, malin comme tu es, t'as d'autres plans en tête.

- Dans ta bouche je prends ça comme un compliment Kana. On va faire un tour dans le quartier Ouest j'ai rendez vous là bas avec le destin.

Les deux hommes reprirent la route en discutant gaiement de sujets divers. Ukaze apprit notamment que son camarade était un pitoyable maître queue mais qu'il excellait dans l'art de faire vivre le métal avec un foyer et un bon marteau. " Quoi de plus normal se dit-il, quand on a le poing aussi gros qu'une masse". Les deux hommes empruntèrent la promenade intérieure et passèrent devant les nombreux étals d'artisans, présentant des pièces toutes plus belles les unes que les autres et relativement hors de prix. Les artisans semblaient s'invectiver et rivaliser de créativité pour toujours surprendre le client exigeant du Promontoire.
Ils quittèrent la promenade intérieure en passant sous une grande arche de pierre et rejoignirent la route de Lyssa.
- Le quartier Ouest Ukaze, c'est le quartier populaire non?

- Et alors ?

- Une taverne, toi et moi dans un endroit malfamé, je me demande combien de temps il faudra avant que sa parte en sucette, ricana le colosse.

- Je te signale que tu portes l'uniforme, c'est toi aujourd'hui qui fait respecter la loi et l'ordre.

- Rabat-joie, maugréa-t-il.

Ukaze désigna une auberge dont l'enseigne tombait a moitié. Plusieurs ivrognes en sortirent en se tenant entre eux afin de se donner une contenance pour affronter l'extérieur.
Lorsque le lieutenant franchit le seuil d'un pas assuré, l'ambiance sembla tomber d'un ou deux tons. Une troupes de saltimbanques faisait du bruit plus qu'ils ne jouaient, dans un coin de l'auberge qui ressemblait à une scène montée à la hâte.
Les deux hommes avisèrent le comptoir en face de l'entrée. Un bonhomme avec de grosses joues et une tonsure entourée de cheveux bouclés roux se pencha vers eux.

- Qu'est ce que je peux servir à ces messieurs ?

- Nous ne venons pas consommer l'aubergiste. Nous cherchons quelqu'un. Un homme, un mètre quatre vingt, discret, qui te serait inconnu et qui aurait dormi plusieurs nuits dans ton établissement.

- Vous savez moi les gens que je sers sont assis. Des fois même couchés.
Et l'aubergiste se saisit d'un chiffon qu'il posa sur le comptoir machinalement pour l'essuyer. Le colosse attrapa l'avant bras de l'homme derrière le bar avant qu'il ne touche le meuble.

- Joue pas au plus malin avec nous. Le lieutenant est très patient et très poli, moi c'est différent, dit-il en lui broyant l'avant bras.

Trois hommes attablés derrière s'étaient levés mais restaient à bonne distance.
- Rappelle tes zouaves si tu veux pas avoir des ennuis lâcha le lieutenant.
- Ça va les mecs aie...c'est bon asseyez vous.
- Alors ? s'impatienta Kana.
- Mais il a un nom votre bonhomme?
- Tu vas me dire qu'un homme tel que toi ne ferme pas les yeux sur l'identité de ses résidents tant qu'il est payé ?
Kana força un peu plus sur le poignet et l'aubergiste leva l'autre main, implorant.

- Ça va, j'ai compris, j'ai bien deux ou trois clients pour vous. L'un deux est dans la salle du fond, celle sans fenêtres. Passez le voir vous serez fixé dit-il en se crispant.

-  Merci l'ami, c'est quand même fou de devoir en venir à ces extrémités.

Les cerbères de l'aubergiste les regardèrent longer le bar d'un air mauvais, jusqu'à la porte qui donnait sur une extension de la salle principale. La pièce était assez sombre et seules les quelques alcôves ou les gens pouvaient s'attabler étaient éclairées par de petites bougies à la flamme vacillante. Le parquet grinçait sous les grèves des soldats de la Garde, rendant encore plus sinistre cette pièce. Dans le fond droit de la salle un groupe d'hommes au rire gras faisait s'entrechoquer des chopes de bières en éructant gaiement. En entrant sur la droite un autre groupe, bière à la main pelotait de façon obscène quelques filles de joie assises sur leurs genoux. Ukaze s'avança dans la travée centrale et se fit bousculer négligemment par une de ces filles, hilare et à moitié nue, qui avait visiblement profiter - ou abuser - de la générosité de ses hôtes. Kana s'écarta au dernier moment du passage de la commis aux nouvelles boissons. Les deux hommes slalomèrent entre les chaises et tabourets de bois avant de se retrouver devant l'alcôve la plus tranquille, en fond de salle, où se trouvait un homme seul, penché sur un étrange breuvage. Le visage de celui-ci était en partie dissimulé par un chapeau et la faible lumière achevait de donner à cet homme un air mystérieux.

Quelques secondes s'écoulèrent pendant lesquelles ils se contentèrent de regarder l'homme qui ne daignait pas lever les yeux vers eux.

- Antislavia? Demanda Ukaze.
L'homme au visage d'ombre se saisit de la chope contenant son breuvage et en siffla une bonne rasade sans mot dire.
- Antislavia Creist? Répéta-t-il.
Enfin, l'homme se figea, la bière aux lèvres.

- Qui le demande ?
- Ukaze Echtelion.

L'individu attablé reposa lentement sa boisson, sans pour autant lever les yeux.
- Qu'il aille au diable, répondit-il tranquillement.
D'un seul homme, Ukaze s'avança vers la table et expédia cette dernière et toute la vaisselle étalée dessus, hors de l'alcôve, dans un fracas assourdissant. Simultanément, l'homme s'était levé à une rapidité stupéfiante, bien loin de laisser supposer que les chopes vides sur la table étaient les siennes.

Les deux hommes se retrouvèrent l'un contre l'autre avant que Kana n'ait eu le temps de réagir. L'étranger tenait une petite lame à peine plus grande qu'un couteau, juste sous le harnois du lieutenant, a l'endroit même ou l'armure n'offrait que peu de protection.
- Tu l'as pas vu venir celle là, Ukaze, tu es venu me planter un deuxième poignard dans le dos ?

- Je suis venu t'offrir du travail, lança Ukaze sans bouger.

L'homme arbora un rictus figé et semblait en proie à une colère intérieure.
- Tu es un grand malade. Qu'est ce qui pourrait me pousser à travailler pour toi ?
- Pas pour moi. Avec moi, pour la Reine, pour la Kryte.
- Non content de m'avoir déjà humilié tu voudrais que je reste dans ton ombre?
- Tu ne m'écoutes pas Creist !
- Évidemment que je ne t'écoute pas. Pourquoi t'écouterais-je ?La dernière fois que j'ai écouté tes explications, j'ai eu envie de vomir et de te faire la peau.

L'air vibra autour d'eux et se remplit d'électricité statique. Les halos lumineux produit par les bougies faiblirent. Le buveur de bière appuya sur la dague et regarda Ukaze dans les yeux.
- Ne fais pas ça, dit calmement le lieutenant.
- Je vais me gêner, rétorqua-t-il.

Et alors que Kana s'élançait vers la menace, il fut soulever par une bourrasque qui l'envoya s'écraser sur la table des soudards de l'autre côté de la pièce, renversant hommes et bières sur son passage. En même temps, les flammes s'éteignirent d'un coup et Antislavia Creist disparu en chevauchant un éclair de lumière.
Au milieu des buveurs mécontents qui lui criait des injures, Kana, sonné et désorienté. Chercha à tâtons de quoi l'aider à se relever.

- Ukaze...Ukaze, au nom de Dwayna répondez moi.
- Je vais bien Kana.

Parvenu à se hisser sur ses jambes, Kana se rapprocha du lieutenant.
- Vous êtes givré ! Ce type allait vous tuer !
- Non il ne l'aurait pas fait. Du moins c'est ce que je croyais, dit-il en palpant la zone où Creist avait enfoncé son couteau.
- Je le poursuis?
- Ne te donne pas cette peine, c'est ici qu'il dort, argumenta-t-il en relevant sur ses doigts un léger filet de sang, il n'ira pas bien loin.

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